Attaqué par un pitbull, il doit la vie à une muselière

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Il est strictement interdit d'avoir en sa possession un chien de race bull-terrier, bully's, American bull-terrier, American Staffordshire terrier ou Staffordshire bull-terrier sur l'ensemble du territoire de la Ville de Drummondville, et ce, depuis la fusion en 1997. Certains secteurs de la municipalité avaient interdit l'animal dès 1989.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Le Victoriavillois Steve Arsenault doit la vie à une muselière. Maintenant âgé de 40 ans, il se souviendra toujours du jour où il a été agressé violemment par un pitbull alors qu'il était avec des amis.

« Je devais avoir presque dix ans. J'étais avec un ami et un autre garçon que je connaissais un peu. Il avait pris le chien de son père pour le promener. Le chien était assis à côté de lui et j'ai tendu mon bras pour le flatter. C'est à ce moment qu'il m'a sauté dessus et m'a griffé à plusieurs reprises avec ses pattes. Il a essayé de me mordre, mais il n'a pas réussi à cause de la muselière. J'ai eu la peur de ma vie », raconte-t-il.

L'agression a duré une quinzaine de secondes. Ses deux amis ont tenté de tirer sur la laisse du chien afin qu'il lâche prise, mais ils n'avaient pas la force nécessaire. C'est le propriétaire du chien, qui habitait à proximité et qui a entendu les enfants crier, qui est intervenu. En approchant, il a lâché un cri et le pitbull s'est arrêté sec. L'homme a ensuite puni son chien sévèrement, avant de le faire euthanasier quelques jours plus tard.

« J'ai été traumatisé solidement pendant quelques jours. À un moment donné, le garçon est venu me voir pour me dire que le chien était mort. Pourtant, le propriétaire n'avait pas l'air de quelqu'un de méchant ou de désorganisé. Je ne comprends pas encore aujourd'hui ce qui a pu se passer. Peut-être que je suis arrivé trop vite et qu'il s'est senti agressé », continue-t-il.

Chose certaine, M. Arsenault a toujours conservé sa phobie des chiens. Il n'a retouché à un chien qu'une seule fois depuis. Étonnamment, il s'agissait d'un autre pitbull. « Un gars m'a demandé si je voulais vaincre ma peur. J'ai accepté et je l'ai flatté. Ça a fait vraiment spécial. Ça s'est bien passé, mais j'ai encore peur », soutient-il.

Interdit à Drummondville, restreint à Victoriaville

Il est strictement interdit d'avoir en sa possession un chien de race bull-terrier, bully's, American bull-terrier, American Staffordshire terrier ou Staffordshire bull-terrier sur l'ensemble du territoire de la Ville de Drummondville, et ce, depuis la fusion en 1997. Certains secteurs de la municipalité avaient interdit l'animal dès 1989.

Malgré l'interdiction, on sait pertinemment que des Drummondvillois possèdent des pitbulls. D'ailleurs, 29 constats d'infraction ont été donnés à cet égard depuis septembre 2014. L'amende est de 300 $ et les contrevenants sont forcés de remettre leur chien à un résident d'une localité autorisant leur présence.

Dans chaque cas, l'animal est analysé par les spécialistes de la Société de protection des animaux de Drummondville et euthanasié s'il est considéré comme dangereux. Depuis septembre 2014, c'est arrivé une seule fois.

À Victoriaville, les pitbulls et autres chiens « potentiellement dangereux » sont autorisés à certaines conditions. Ils doivent être vaccinés contre la rage, en plus de suivre et réussir des cours de base en dressage et obéissance, lequel doit être administré par une autorité reconnue. Les propriétaires doivent absolument indiquer, à toute personne désirant pénétrer sur sa propriété, qu'elle peut être en présence d'un chien potentiellement dangereux en affichant un avis écrit.

Les chiens dangereux doivent être confinés dans un bâtiment d'où ils ne peuvent sortir et être muselés lorsque sortis de l'enclos. La laisse ne peut être de plus d'un mètre lors de la promenade.

Les mémoires des deux municipalités centricoises ne se souviennent pas d'un cas d'attaque de pitbull ayant provoqué la mort d'un être humain.

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