Le Centennial « rectifie » les propos de la Ville

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Dans une lettre publiée dans La Tribune ce samedi, la vice-rectrice finances et administration de l'Université Bishop's, France Gervais, plaide que le Théâtre Centennial serait tout à fait adéquat pour recevoir la salle de diffusion intermédiaire attendue à Sherbrooke, contrairement à ce qu'a déclaré le maire Bernard Sévigny au conseil municipal du 6 juin dernier.

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(Sherbrooke) Dans une lettre publiée dans La Tribune ce samedi, la vice-rectrice finances et administration de l'Université Bishop's, France Gervais, plaide que le Théâtre Centennial serait tout à fait adéquat pour recevoir la salle de diffusion intermédiaire attendue à Sherbrooke, contrairement à ce qu'a déclaré le maire Bernard Sévigny au conseil municipal du 6 juin dernier.

Rappelons que l'implantation d'un lieu de diffusion spécialisé en théâtre et en danse pour le jeune public au centre-ville, à proximité du Centre des arts de la scène Jean-Besré, fait partie des projets de la Ville de Sherbrooke depuis plusieurs années.

Lorsque le conseiller municipal et président du comité de la culture Pierre Tardif a relancé la Ville, au conseil municipal, concernant la possibilité d'héberger cette salle au Théâtre Centennial, Bernard Sévigny a affirmé que le théâtre de l'Université Bishop's ne « répond[ait] pas aux besoins » de la future salle pour la jeunesse, « autant pour sa qualité que pour sa localisation ».

Le président du comité exécutif Serge Paquin a également expliqué que le Théâtre Centennial comptait 800 places alors que l'objectif de la salle de diffusion intermédiaire était d'environ 300 places.

Dans la lettre qu'elle a fait parvenir à La Tribune, France Gervais fait remarquer que le Centennial comprend 550 places, et non 800 tel que mentionné par M. Paquin. Elle assure aussi que la salle « a tous les atouts nécessaires pour être l'hôte de spectacles destinés à un jeune public dans la région de Sherbrooke ».

« On ne voulait pas mettre de l'eau sur le feu, on voulait simplement rectifier les informations qui ont été dites », fait valoir la vice-rectrice en entrevue téléphonique au sujet de sa lettre.

« On voulait s'assurer que la population avait les bonnes informations et rappeler qu'à Lennoxville, il y a déjà un théâtre magnifique qui existe, qui est disponible. Mais maintenant, c'est à la Ville de faire son choix. »

Sévigny garde le cap

Le maire Bernard Sévigny s'est montré compréhensif envers la réaction de Mme Gervais. Il réitère toutefois son intention de « garder le cap » dans le projet de salle pour la jeunesse, qui sera adjacente au Centre des arts de la scène Jean-Besré.

« Je comprends la réaction des gens du Centennial, parce qu'ils ne possèdent pas tous les éléments sur lesquels on se base pour prendre une décision », note M. Sévigny.

« Dans ce dossier, nous nous devons essentiellement de respecter trois critères. D'abord, le projet de salle intermédiaire, c'est aussi un projet de revitalisation du centre-ville et, en l'occurrence, de la Wellington Sud. Le deuxième critère, c'est que selon le plan de développement culturel, toute nouvelle infrastructure culturelle doit être aménagée au centre-ville. Enfin, quand on a créé le Centre des arts de la scène Jean-Besré, c'était en disant qu'il allait y a voir une deuxième phase à côté, qui est la salle de diffusion intermédiaire. »

Le maire de Sherbrooke tient tout de même à souligner que ce débat ne met aucunement en jeu la collaboration de la Ville avec l'Université Bishop's. « On n'est pas en chicane! » lance-t-il.

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