MTQ: Daoust veut un changement de culture, Legault, un ménage

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Québec

Le ministre des Transports, Jacques Daoust, convient qu'un changement de culture est nécessaire à son ministère, tandis que le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, réclame «un grand ménage» dans ce ministère, à la suite des témoignages entendus mercredi soir en commission parlementaire de la part de deux anciennes employées des Transports.

En point de presse jeudi matin, M. Legault a interpellé le premier ministre Philippe Couillard pour lui demander de procéder rapidement à une série de changements visant à extirper le «cancer» qui gruge le ministère des Transports (MTQ): congédier l'ex-sous-ministre des Transports, Dominique Savoie, promue depuis aux Emplois supérieurs; démettre le ministre Jacques Daoust et son sous-ministre; et exiger que le futur ministre des Transports et son nouveau sous-ministre comparaissent tous les trois mois devant la commission des transports pour rendre des comptes.

De son côté, en marge d'une séance spéciale du conseil des ministres, la deuxième en deux semaines, fait exceptionnel, le ministre Jacques Daoust, sur la sellette depuis des semaines, a commenté brièvement les témoignages de la veille pour reconnaître qu'un «changement de culture» s'imposait à son ministère, la situation étant devenue «intolérable».

Des documents modifiés ou disparus, des contrats fractionnés pour contourner les règles, de l'intimidation et de la dissimulation: les députés ont entendu mercredi deux nouveaux témoignages chocs sur la culture interne du ministère des Transports.

L'ex-vérificatrice interne au MTQ, Louise Boily, et l'ancienne analyste externe Annie Trudel, embauchée par l'ex-ministre des Transports Robert Poëti pour vérifier s'il y avait d'éventuelles pratiques irrégulières au MTQ, ont toutes deux témoigné sous serment devant les membres de la commission de l'administration publique (CAP), à la demande des parlementaires qui cherchent à faire la lumière sur la gestion interne au ministère des Transports.

Mme Boily a révélé notamment qu'elle avait subi des pressions à de multiples reprises et qu'elle avait été victime d'intimidation de la part de ses supérieures en relation avec son travail de vérification pendant les travaux de la commission Charbonneau.

Quant à elle, Mme Trudel a affirmé que des documents et rapports qu'elle avait produits sur le fonctionnement du ministère avaient été falsifiés. Elle a dit avoir été victime d'obstruction dans son travail.

Les deux femmes ont aussi affirmé avoir constaté des cas de fractionnement de contrats permettant de contourner les règles d'appels d'offres.

Les contrats octroyés par le ministère des Transports atteignent une valeur de 2,5 milliards $ par année.

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