Le Collège Champlain se départit de son immeuble de la rue Ontario

Le Collège régional Champlain (CRC) de Lennoxville entend... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Le Collège régional Champlain (CRC) de Lennoxville entend se départir de son immeuble de la rue Ontario, où de la formation continue est offerte. Une mise à niveau trop coûteuse, de même que le peu de clientèle, justifient cette décision. Les cours seront offerts dans d'autres édifices du CRC de Lennoxville.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Le Collège régional Champlain (CRC) de Lennoxville se départira de son immeuble de la rue de l'Ontario, dans le Vieux-Nord de Sherbrooke, qui regroupe les activités de formation continue. En plus du petit nombre d'élèves inscrits, la direction explique que le bâtiment a besoin d'une importante mise à niveau, qui nécessiterait des investissements importants pour le collège.

Le directeur du CRC, Kenneth Robertson, a confirmé la décision à La Tribune.

« Il faut mettre le bâtiment à niveau. Le coût pour tout mettre en ordre était très élevé », commente M. Robertson, en soulignant que le bâtiment date des années 1950.

La formation continue est un service qui doit s'autofinancer; le collège ne pouvait pas obtenir d'aide financière pour la rénovation.

Dans un cas comme celui-ci, le bâtiment appartient au gouvernement québécois. « On a demandé au ministère si on peut garder une portion du montant qui sera obtenu avec la vente pour rénover les autres bâtiments. »

Sans pouvoir s'avancer sur les sommes exactes nécessaires pour la rénovation, il évalue que les travaux nécessiteraient au moins 300 000 $ d'investissement.

M. Robertson estime qu'environ une cinquantaine d'élèves sont inscrits annuellement à la formation continue. Il s'agit d'une estimation optimiste, selon lui.

« On n'a jamais eu une très grande clientèle en formation continue (...) On est mieux de repenser la façon d'offrir ce service. Il faut trouver une façon de répondre aux besoins de la clientèle. Il faut trouver une façon d'attirer une nouvelle clientèle et s'assurer que nos programmes répondent aux besoins. »

Interrogé sur la compétition des établissements en formation continue, M. Robertson observe que l'offre est effectivement multiple dans ce domaine.

On retrouve plusieurs joueurs, notamment les commissions scolaires, le Cégep de Sherbrooke, l'Université de Sherbrooke... « C'est vraiment une grosse compétition. Il faut trouver notre niche. »

Les cours pourront être offerts au campus de Lennoxville et dans l'édifice qui regroupe les bureaux administratifs, situé sur le boulevard de Portland.

Actuellement, la formation continue au CRC de Lennoxville compte deux professeurs permanents, sans compter le personnel à temps partiel.

La direction du Collège pourrait-elle décider d'abandonner tout simplement la formation continue? « On n'est pas encore rendu là. On va prendre l'été pour repenser l'offre, pour faire une consultation, voir quelle approche on veut prendre », indique M. Robertson.

Par ailleurs, le CRC aura une nouvelle directrice générale à compter du 1er août. Odette Côté, directrice des études au Cégep de Thetford, dirigera le CRC. Elle succédera à M. Robertson, qui est au collège depuis près de 10 ans. Quelle est la suite des choses pour M. Robertson? « Ce n'est pas tout à fait clair. Je vais rester conseiller-cadre pour une période de temps », souligne-t-il.

Le CRC compte trois campus, soit celui de Lennoxville (qu'il partage avec l'Université Bishop's), St-Lambert (dans la ville du même nom) et St. Lawrence à Québec. Il compte également un siège social à Sherbrooke.

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