Le Frigo trône sur la Wellington Sud

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Sondès Allal, au centre de la photo, inaugurait le projet Frigo Free Go en compagnie des 25 partenaires du projet.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(Sherbrooke) Les Sherbrookois sont invités à prendre, échanger et partager de la nourriture grâce au frigo libre-service qui trône dorénavant sur la rue Wellington Sud. Le projet Frigo Free Go veut sensibiliser la population au gaspillage et à l'insécurité alimentaire, en plus d'avoir un impact micro local qui pourrait s'élargir à la grandeur de la ville.

Les porteurs du projet, la Corporation de développement économique et communautaire (CDEC) de Sherbrooke, ont mis neuf mois pour donner naissance au Frigo Free Go. Accompagnée de leurs 25 partenaires issus des affaires, du communautaire et du municipal, la CDEC fait sa part dans la communauté en offrant une initiative collective qui n'a jamais été vue à Sherbrooke. « Sachant que 380 000 ménages souffrent d'insécurité alimentaire et que 25 pour cent de diminution du gaspillage pourrait enrayer la famine mondiale, nous pensons que notre projet est très actuel », mentionne Sondès Allal, agente de revitalisation socioéconomique de la CDEC de Sherbrooke.

Le réfrigérateur, qui est ouvert 24 heures sur 24, sept jours sur sept jusqu'à la fin du mois d'août, est le nouveau service alimentaire de proximité. « Son emplacement est très symbolique pour nous. Il y a une énorme différence entre la Wellington Sud et la Wellington Nord », rappelle Mme Allal. La rue est effectivement coupée en deux. Au nord, les restaurants chics, les gens d'affaires et les boutiques de luxe. Au sud, les organismes communautaires, les bars de danseuses et une population qui est plus dans la misère. « On veut que ces deux mondes se rencontrent. »

Le Frigo Free Go est déjà débordant de fruits, de légumes et de pain. « C'est l'aspect visible de quelque chose de plus grand », explique Sondès Allal. Il n'est cependant pas simplement utilisé à des fins alimentaires. « Nous voulons sensibiliser la population au gaspillage, sachant que 40 pour cent de la nourriture produite n'est pas consommée », ajoute Mme Allal.

Elle rappelle également que si tout le monde fait un peu sa part dans la communauté, c'est mieux que de ne rien faire du tout. « Ce projet est un exemple qui montre qu'on est capable, par la collectivité, d'influer sur notre milieu, même en période de coupes et d'austérité. »

La nourriture sera offerte par des citoyens, mais aussi par des commerces comme la boulangerie Dufeu ou la ferme La Joualvert qui y déposeront les surplus alimentaires de leurs productions. Moisson Estrie s'est également engagé à partager ses surplus deux fois par semaine. « Ce n'est pas parce qu'il est écrit ''meilleur avant'' que ça signifie ''jeter après'' », souligne Geneviève Côté, directrice générale de Moisson Estrie. Cinq organismes se sont proposés pour entretenir et nettoyer tous les jours le réfrigérateur. Au total, la contribution des partenaires s'élève à 20 635 $ pour ce projet.

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