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Aide médicale à mourir: « Un ou deux cas par année », prévoit Aube-Lumière

Marie Bécotte, directrice générale de La Maison Aube-Lumière,... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Marie Bécotte, directrice générale de La Maison Aube-Lumière, a fait part des impacts de la Loi 2 concernant les soins de fin de vie sur les activités de la Maison Aube-Lumière.

Spectre Média, Jessica Garneau

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Même si l'aide médicale à mourir fait maintenant partie des soins qu'elle prodigue, la Maison Aube-Lumière croit que cette option demeurera marginale par rapport à la gamme de soins palliatifs qu'elle offre à ses patients atteints de cancer.

C'est la précision qu'a tenue à apporter mercredi sa directrice générale, Marie Bécotte, au cours d'une séance d'information à laquelle ont assisté une trentaine de personnes, en majorité des bénévoles, soucieuses de connaître les impacts qu'aura la Loi 2 concernant les soins de fin de vie dans le quotidien de la Maison Aube-Lumière.

« Dans une maison de soins palliatifs comme la nôtre, l'aide médicale à mourir va être une mesure d'exception. On va peut-être en faire un ou deux (cas) par année. On n'en fera pas vingt-cinq », a-t-elle précisé. La raison étant que « lorsqu'on prend soin d'une personne et qu'on la soulage, cette personne-là ne veut pas mourir », a précisé Mme Bécotte.

Selon elle, les patients en fin de vie à qui on explique clairement les soins auxquels ils ont droit optent davantage pour la sédation palliative continue, étant donné que celle-ci a pour effet de soulager les souffrances en rendant le malade inconscient jusqu'à son décès.

Mme Bécotte a expliqué que le processus d'aide médicale à mourir est une démarche complexe qui doit répondre à des critères très précis, dont fait partie l'aptitude du patient à consentir aux soins qui lui seront prodigués.

Elle a rappelé que la décision de la Maison Aube-Lumière de dispenser l'aide médicale à mourir a fait suite à un long processus de consultation à l'interne. Un sondage auquel 70 % des employés et des bénévoles ont participé a révélé que 61 % d'entre eux étaient favorables à l'inclusion de ces soins parmi ceux offerts par la Maison Aube-Lumière. Seulement sept pour cent ont indiqué que l'aide médicale à mourir allait avoir un impact sur leur degré d'implication.

Directives médicales anticipées

Selon Mme Bécotte, l'information diffusée autour de la Loi 2 a fait peu de place aux directives médicales anticipées (DMA), contenues dans un formulaire que le patient doit remplir et qui s'applique en cas d'inaptitude.

« On s'aperçoit que la population en général n'a aucune idée que ça existe. Pourtant, ça vient répondre à une demande pour les personnes en fin de vie qui peuvent décider aujourd'hui ce qui sera possible de faire lorsqu'elle arrivera en fin de vie. Et ce qui est intéressant, c'est que le formulaire est ensuite déposé dans un registre provincial. Donc, peu importe où se trouvera la personne en fin de vie, si cette personne n'est plus en mesure de décider, on peut vérifier au registre et suivre ses directives. »

Admissibilité

Mme Bécotte a aussi rappelé que la Maison Aube-Lumière n'a pas l'intention de modifier ses critères d'admission, malgré les demandes qu'elle reçoit depuis qu'elle dispense l'aide médicale à mourir. « Nos critères sont les mêmes: les gens doivent être atteints de cancer et habiter en Estrie. On a reçu et on continue de recevoir des demandes d'un peu partout au Québec, mais nos critères ne changeront pas. »

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