Morte après un baiser de son copain

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Myriam Ducré-Lemay

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(Sherbrooke) Les allergies alimentaires ne sont pas à prendre à la légère. Un simple baiser peut être fatal.
La Sherbrookoise Micheline Ducré est partie en croisade pour sensibiliser la population aux dangers que représentent les allergies aux arachides à la suite de la mort subite de sa fille Myriam Ducré-Lemay.

Micheline Ducré veut alerter la population face aux... (Spectre Média, René Marquis) - image 1.0

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Micheline Ducré veut alerter la population face aux dangers des allergies alimentaires. Hautement allergique aux arachides, sa fille Myriam est décédée en octobre 2012. 

Spectre Média, René Marquis

La jeune femme est décédée à l'âge de 20 ans après avoir embrassé son copain qui venait de manger du beurre d'arachides, en octobre 2012. Ce dernier, qui ne savait pas que sa nouvelle copine était hautement allergique, venait même de se brosser les dents.

«C'était une nouvelle relation. Myriam n'avait pas eu le temps de lui dire qu'elle était allergique. Elle ne portait pas non plus de bracelet MedicAlert», raconte Mme Ducré.

«Se brosser les dents, ça ne fait que masquer la présence de l'aliment. L'allergie est toujours là.»

Myriam Ducré-Lemay vivait avec des allergies alimentaires depuis l'âge de trois ans, ajoute sa mère.

Mais la jeune femme espérait en avoir fini avec les allergies. «Elle voulait aller passer des tests pour le savoir», se souvient Mme Ducré.

«M yriam faisait toujours attention. Mais là, ç'a été très vite. Immédiatement, après le baiser, elle a eu des problèmes à respirer. Elle est entrée en convulsions», dit-elle.

«Le jeune homme ne savait pas quoi faire. Il a composé le 9-1-1 et on lui a dit de tenter des manoeuvres de réanimation. Mais ça n'a pas marché. Il s'en est voulu, mais nous savons que ce n'est pas de sa faute. Il n'a pas demandé que ça arrive. Il était en 1000 morceaux cette journée-là. C'est un hasard de sa vie. Je n'aurais pas voulu être à sa place.»

Mme Ducré n'avait pas eu le temps de le rencontrer avant, poursuit-elle. «Six jours avant sa mort, ma fille m'avait montré une photo de lui. Elle m'avait dit qu'elle pensait être en amour...»

«C'est un bon gars. Avec des yeux clairs. Nous sommes restés en contact. Il va bien aujourd'hui.»

«Un rayon de soleil»

C'est pour éviter que d'autres personnes décèdent de la sorte que Micheline Ducré raconte cette dramatique histoire aux médias. «Si ça peut sauver une seule personne, ça sera déjà ça. C'est comme si ma fille me disait qu'elle n'est pas partie pour rien», lance-t-elle.

«Les gens ne sont pas toujours conscients de la vitesse avec laquelle ça peut arriver. On pense qu'on a le temps de prendre son Épipen. Il faut être conscient qu'une allergie peut-être très virulente. Il faut porter le bracelet MedicAlert. C'est au moins une première référence visuelle qui dit que la personne a un problème de santé.»

Mme Ducré tient à dire que ce sont les nombreux témoignages reçus lors du décès de sa fille «et encore aujourd'hui» qui la motivent dans son combat. «Myriam était un rayon de soleil pour tous ceux qui l'ont connue.»

«Elle nous manque tous les jours...»

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