Le Centre de tri évacué à deux reprises le même jour

Les pompiers sont intervenus à deux reprises, mardi,... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Les pompiers sont intervenus à deux reprises, mardi, au Centre de tri, où des employés ont ressenti de fortes irritations au niveau de la gorge et des yeux après qu'un produit chimique eut été vraisemblablement déposé dans les matières recyclables. La directrice générale de la Régie de récupération de l'Estrie, Taraneh Sepahsalari, refuse de voir un lien entre l'incident et les moyens de pression votés par les employés le 3 juin dernier.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) En moins de sept heures, le Centre de tri de Sherbrooke a dû être évacué à deux reprises mardi, en matinée et en fin d'après-midi, après que des employés eurent ressenti de fortes irritations au niveau de la gorge et des yeux. Tout indique qu'un produit chimique déposé dans les matières recyclables est à l'origine du premier incident qui a paralysé les opérations de Récup Estrie pendant plus de six heures.

Cela dit, la directrice générale de la Régie de récupération de l'Estrie, Taraneh Sepahsalari refuse de voir un lien entre l'incident et les moyens de pression votés par les employés le 3 juin dernier. « Absolument pas, a-t-elle réagi après la première évacuation. Nous n'avons aucune raison d'y voir un lien. Comme je l'ai dit, ce sont des choses qui sont arrivées dans le passé et qui peuvent se produire encore demain, malheureusement. »

Selon Mme Sepahsalari les émanations incommodantes de la première alerte ont été ressenties dans le secteur du prétriage, où les camions déversent quotidiennement leurs chargements de matières recyclables provenant des bacs verts résidentiels.

« Il était autour de 10 h 30 lorsque des employés affectés au prétriage ont commencé à ressentir des picotements au niveau de la gorge et des yeux, a expliqué Mme Sepahsalari. Comme il n'y avait aucune fumée, on a déduit qu'il s'agissait probablement d'un gaz volatil. On a donc demandé aux employés de sortir et on a aussitôt appelé les pompiers. »

Au total, une quinzaine de pompiers, incluant l'unité d'intervention en matières dangereuses, ont été dépêchés sur place aux deux opérations afin d'identifier le produit à l'origine des émanations. « Ce qu'on sait, c'est que c'est une substance inodore et incolore, a expliqué Lee Hansford, chef des opérations du Service de protection des incendies de Sherbrooke. On a procédé à une inspection des lieux avec du papier pH et on a installé des ventilateurs pour permettre aux gaz de s'évacuer. »

Tout comme l'an dernier, il a été impossible d'identifier le produit qui a causé l'arrêt des opérations en matinée. « Les pompiers n'ont rien trouvé qui puisse nous dire la cause ou la matière. »

Malgré la présence d'ambulanciers, aucun employé n'a été transporté à l'hôpital. « Comme c'est souvent le cas dans des situations comme celle-là, une fois que les employés se sont retrouvés dehors au grand air, les symptômes d'irritation ont disparu », a décrit Stéphane Jalbert, chef aux opérations d'Ambulances de l'Estrie.

Rassemblés en bordure de la rue Claude-Greffard mardi matin, la vingtaine d'employés du Centre de tri touchés par l'ordre d'évacuation avaient reçu la consigne de ne pas répondre aux questions des médias.

Une deuxième alerte

C'est près de 17 h 30 que la deuxième alerte a retenti. La même équipe que celle du matin s'est rendue sur les lieux, pour retrouver beaucoup moins d'employés que lors de la précédente intervention. Sans prendre la peine de porter un équipement de protection, l'équipe d'urgence s'est introduite dans le bâtiment.

Personne n'a voulu répondre aux questions des médias sur place. Un cordon de sécurité a été dressé pour laisser les pompiers et les ambulanciers mener l'intervention.

Mme Sepahsalari a indiqué que ce n'est pas la première fois qu'un événement du genre survient au Centre de tri en l'espace d'un an. « L'an dernier c'était même pire que ça, puisqu'il y avait de la fumée. Cependant, on n'a jamais su quelle substance avait été déposée dans les bacs. »

Les incidents de mardi ont amené la directrice générale à rappeler aux résidents les consignes qui entourent les matières à déposer dans les bacs verts.

« Il faut faire attention à ce qu'on met dans le bac de recyclage. C'est uniquement de la collecte résidentielle qui entre chez nous. Il est évident que ce qui est arrivé ici ce matin vient d'un bac résidentiel. On demande aux gens de ne jamais déposer de produits chimiques dans leur bac vert. Il y a des écocentres pour ça. Ceux-ci sont équipés pour traiter ces produits. En les déposant dans les bacs verts, on met en péril la santé et la sécurité de nos employés », a insisté Mme Sepahsalari.

Compte tenu du volume de camions et de matières qui transitent quotidiennement au Centre de tri, Mme Sepahsalari estime qu'il est « à peu près impossible » de retracer le secteur d'où provenait la substance en cause.

« Nous desservons 65 municipalités et nous recevons entre 30 et 50 camions par jour, a-t-elle décrit. Nous traitons entre 130 et 200 tonnes métriques de matières par jour. »

Au total, une dizaine de camions ont dû être détournés vers les installations de Papiers Grimard de Windsor pendant l'arrêt des opérations.

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