La faculté de génie se croise les doigts

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La faculté de génie de l'UdeS a annoncé récemment qu'elle irait de l'avant avec la construction d'un studio de création. En raison de ses besoins d'espace, une autre version du studio, soit d'une superficie de 5000 mètres carrés, avait été soumise au programme fédéral d'infrastructures. Cette version n'a toutefois pas passé l'étape du gouvernement provincial.

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(Sherbrooke) La faculté de génie de l'UdeS souhaite se doter d'une infrastructure de recherche pour étudier la propagation de contaminants dans l'eau. Le projet, évalué à environ 2,25 M$, pourrait voir le jour entre le chemin Sainte-Catherine et le parc Innovation. Ce projet a eu le feu vert du gouvernement provincial afin d'être soumis au Fonds d'investissement stratégique (FIS). La faculté devra toutefois se tourner vers d'autres sources de financement pour son futur Centre d'études avancées sur les énergies et les ressources renouvelables, une initiative estimée à près de 30 M$.

La faculté se croise les doigts afin d'obtenir le feu vert du fédéral pour créer l'infrastructure de recherche sur les bassins versants.

« C'est un laboratoire de recherche de grandeur nature pour faire des études sur les bassins versants », résume le doyen de la faculté de génie, Patrik Doucet. La suite de bassins de béton permettra d'utiliser différents types d'agrégats afin d'étudier l'écoulement des eaux. « C'est très difficile de comprendre comment se propage le pétrole », illustre M. Doucet en donnant l'exemple de la tragédie de Lac-Mégantic.

Le doyen souhaitait déposer quatre projets au programme fédéral, mais un seul a franchi l'étape du gouvernement provincial, soit celui de l'infrastructure de recherche pour les bassins versants. Le laboratoire pourrait être construit au pied des terrains de soccer, vers le parc Innovation et comprendrait une petite rivière artificielle.

M. Doucet précise que pour le Centre d'études avancées, l'horizon est de 2021, ce qui laisse à l'institution le temps de plancher sur ce dossier.

Celui-ci a été sélectionné dans la campagne majeure de financement de l'UdeS. L'objectif est d'amasser 7 M$ auprès des donateurs pour concrétiser ce centre, décrit comme « une infrastructure de recherche majeure en efficacité énergétique ». Il pourrait être implanté dans un bâtiment existant agrandi ou dans un nouveau bâtiment.

Studio de création

Par ailleurs, la faculté a annoncé récemment qu'elle irait de l'avant avec la construction d'un studio de création.

L'édifice d'environ 2500 mètres carrés permettra d'abriter les projets des étudiants, du début du concept jusqu'à la construction du prototype. L'inauguration est prévue au printemps 2018.

En raison de ses besoins d'espace, une autre version du studio, soit d'une superficie de 5000 mètres carrés, avait été soumise au programme fédéral d'infrastructures.

« On est en forte expansion du côté entrepreneurial », observe M. Doucet, en soulignant la volonté de faire d'une pierre deux coups.

Cette nouvelle version n'a toutefois pas passé la rampe du gouvernement provincial. Le futur studio chemine dans sa version initiale.

Les coûts sont estimés à environ 8 M$. La presque totalité de la somme a été amassée. Il manque environ 500 000 $, pour lesquels la Fondation de l'UdeS « a accepté de garantir les fonds jusqu'à ce que les derniers donateurs soient engagés ».

En outre, l'institution espérait obtenir 2,2 M$ de financement fédéral pour le troisième bâtiment qui doit voir le jour dans le parc Innovation, mais la demande ne s'est pas rendue à cet ordre de gouvernement. Les travaux doivent commencer dans les prochaines semaines. Le centre de mise à l'échelle, évalué à 4,3 M$, réunira au moins une soixantaine de personnes. Une partie de la superficie permettra d'accueillir les travaux de la Chaire de recherche en éthanol cellulosique et sur les biocommodités.

L'autre partie de l'édifice permettra de « préparer des échantillons de taille réelle pour le Centre de recherche sur les infrastructures en béton (CRIB) et pour le Centre de recherche en génie parasismique (CRGP).

Selon l'UdeS, il est plus économique de construire un nouvel édifice que de poursuivre la location d'espace où sont disséminés les chercheurs.

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