Stéphane Aubry célèbre sa rémission au Relais pour la vie

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Stéphane Aubry, à droite, participait vendredi soir au Relais pour la vie à titre de survivants en compagnie de ses parents René Aubry et Orise Desautels. Il y a trois ans et demi que Stéphane n'a plus de trace de cancer, tandis que sa mère est en rémission depuis trois ans.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Charlotte R. Castilloux</p>
Charlotte R. Castilloux

Journaliste stagiaire

La Tribune

(Sherbrooke) Vendredi, il y avait exactement huit ans que Stéphane Aubry recevait un diagnostic de tumeur au cerveau. À l'époque, Stéphane était récemment papa d'une fillette de deux mois et venait d'apprendre, quelques mois, auparavant que sa mère avait des tumeurs au sein.

Des histoires, comme celle-ci, il y en avait aux quatre coins du parc Jacques-Cartier vendredi soir dans le cadre du Relais pour la vie 2016. Dans un mélange de joie et de tristesse, de nombreux marcheurs sherbrookois se sont relayés pour amasser des fonds au profit de la recherche qui permet à de plus en plus de personnes de guérir de ce fléau qu'est le cancer.

Sensibles à la cause du cancer, même avant d'être personnellement touchés, Stéphane Aubry et sa famille participent depuis près de 10 ans au Relais pour la vie, mais depuis les huit dernières, lui et sa mère ont joint les rangs des survivants. « Avec les gens qui nous applaudissent, c'est émouvant chaque année », souligne Stéphane, en affirmant que toutes les personnes présentes sont touchées de près ou de loin par le cancer.

Le 3 juin 2008, Stéphane Aubry s'est rendu aux urgences pour ce qu'il pensait être une migraine. Comme il avait également des douleurs au niveau de la nuque, le docteur lui a suggéré de passer des scans afin de vérifier si les migraines ne cachaient pas autre chose. Malgré la fatigue, lui et sa conjointe sont restés à l'hôpital en attente des résultats, qui, selon les médecins, devaient être normaux.

Le diagnostic est donc venu frapper Stéphane de plein fouet. « J'étais assis en face du médecin et ma blonde était plus loin avec le bébé, puis il m'a dit : vous avez une énorme masse sur le côté droit de votre cerveau, on doit vous hospitaliser immédiatement », raconte Stéphane en se remémorant cette dure nuit.

Ensuite se sont enchaînés les rendez-vous, les traitements et, sans oublier, les opérations. Les chirurgies du cerveau peuvent être lourdes de conséquences, explique Stéphane. « C'était faire des adieux à chaque fois parce qu'on ne savait jamais ce qui pouvait arriver », dit-il.

Avant une dernière chirurgie, son ami, Maxime Descôteaux, docteur au CHUS ayant participé à plusieurs recherches sur l'imagerie médicale, lui a proposé de passer un scan à Sherbrooke avec ses équipements qui permettrait à son neurologue d'avoir de meilleures images de la tumeur. Grâce à celles-ci, le chirurgien a pu voir l'emplacement exact des connexions du cerveau de Stéphane et a donc pu revoir le plan d'opération afin d'éviter toutes séquelles.

Cette opération aura finalement fonctionné, et, aujourd'hui, après avoir vécu cinq ans de chimiothérapie, Stéphane n'a plus de trace de cancer depuis trois ans. Cependant, il est suivi aux six mois afin de s'assurer que les cellules cancéreuses ne récidivent pas.

Pendant la durée de ses traitements, Stéphane a à peine arrêté de travailler et s'est efforcé de garder le sourire pour surmonter cette épreuve. « Dès le jour 1, se rappelle Stéphane, je me suis dit que je ne voulais pas battre ou vaincre le cancer. Je voulais guérir. Se battre, ça fait mal, mais guérir c'est le fun. »

Ce n'est toutefois pas sans peur qu'il s'est aventuré dans cette guérison. Avec une fille âgée de quelque mois à l'époque, le souhait le plus cher de Stéphane était de la voir grandir, entrer à l'école, se marier, etc. « Cette année, elle est en deuxième année et son mariage est dans deux ou trois ans », rigole Stéphane, en voulant dire qu'il aura la chance de vivre ces beaux moments auprès d'elle.

En 2008, ce n'est pas que Stéphane qui a reçu un diagnostic de cancer. En effet, l'année 2008 a marqué la famille Aubry, quelques mois avant l'annonce du cancer de Stéphane, sa mère, Orise Desautels, a, elle aussi, appris qu'elle avait des tumeurs au sein gauche. Aujourd'hui, Mme Desautels est en rémissions depuis déjà trois ans et est fière de s'impliquer avec son fils à des mouvements comme le Relais pour la vie afin de souligner les épreuves que sa famille, comme beaucoup d'autres, a surmontées.

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