Des premiers répondants de Lac-Mégantic s'estiment lésés

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Des pompiers, tout comme des policiers et ambulanciers premiers répondants lors de la terrible tragédie de Lac-Mégantic de juillet 2013, ont été oubliés par le Recours collectif Lac-Mégantic.

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Ronald Martel
La Tribune

(Lac-Mégantic) Alexandre Isabel, pompier à temps partiel de Lac-Mégantic, dénonce une situation injuste alors que lui et certains de ses confrères pompiers, tout comme des policiers et ambulanciers premiers répondants lors de la terrible tragédie de Lac-Mégantic de juillet 2013, ont été oubliés par le Recours collectif Lac-Mégantic.

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Alexandre Isabel, pompier à temps partiel de Lac-Mégantic 

La Tribune, Ronald Martel

Une situation hors de leur contrôle, où on leur avait dit qu'ils étaient automatiquement considérés avoir subi un choc post-traumatique court terme, pour avoir travaillé huit semaines sur le site, dans des conditions très difficiles, qu'on s'occuperait de leurs cas automatiquement, sans qu'ils n'aient à intervenir. La plupart n'ont obtenu que le montant minimal pour troubles et inconvénients (autour de 3000 $).

« Ce que je ne comprends pas, c'est que Me Larochelle a fait une démarche auprès des pompiers de Saint-Romain. Mais il y a 80 services de protection incendie qui ont travaillé au centre-ville. Il ne l'a pas fait pour le service de Lac-Mégantic. Je crois que le travail d'encadrement n'a pas été bien fait dans le recours collectif. Aujourd'hui, Me Daniel Larochelle (responsable du recours collectif) et le syndic Richter se cachent derrière le "hors délais". Tous les services de premiers répondants vivent un refus. Nous avons l'impression d'être tombés entre deux chaises. Tout ça part d'une mauvaise information. Maintenant, il faut nous battre pour être reconnus, après ce que nous avons fait. Alors que certains, sans être sur place lors de la tragédie, ont obtenu jusqu'à 60 000 $ pour choc post-traumatique long terme », raconte M. Isabel, qui est accompagné, dans ses récriminations, par son collègue pompier, Martin Philippon, et par l'ambulancier paramédic et pompier, André Laflamme.

Il précise qu'ils ont assisté à une première rencontre d'information du Recours collectif Lac-Mégantic, où on leur a dit qu'ils étaient automatiquement considérés pour avoir subi un choc post-traumatique court terme, quand ils ont travaillé d'arrache-pied pendant huit semaines, dans des conditions difficiles.

« Ils nous ont dit: "Ne faites rien, on s'en occupe, inquiétez-vous pas". C'est ce que tout le monde a compris. Nous n'avons donc pas donné suite, de notre côté, ni fait des démarches. Quand même, certains d'entre nous, dont moi, avons rempli la paperasse, les plus consciencieux, au bureau du syndic Richter, installé dans une roulotte au Centre sportif Mégantic. Le temps a passé. J'ai reçu une grosse enveloppe blanche contenant plusieurs documents et le bureau de Me Larochelle nous a dit de ne rien faire avec ça. C'était pour le vote sur le Plan d'indemnisation et les avocats votaient pour nous, par procuration », explique le pompier Isabel.

En janvier 2016, il s'informe auprès du bureau de Me Larochelle, pour savoir où en est rendu le dossier. Il se fait dire qu'il n'est pas inscrit. Il fait valoir qu'il s'est pourtant bel et bien inscrit. « Il semble qu'il y avait un formulaire, dans la grosse enveloppe blanche, qu'il fallait que je remplisse, pour avoir droit à l'indemnisation pour le choc post-traumatique court terme. J'ai donc rempli une réclamation tardive, car les délais étaient passés, m'a-t-on appris. Lorsque les chèques ont commencé à arriver, je n'ai reçu, à ma grande surprise, que le montant minimal pour troubles et inconvénients! »

Après une nouvelle contestation, il a reçu un nouveau refus, parce que hors délais. L'homme admet qu'il ne cherche pas de coupables. « Mais on demande à Richter et à Me Larochelle de mettre leurs culottes, même si leur travail est presque terminé et qu'ils ont été grassement payés. Ils doivent admettre que nous avons été oubliés, ils devraient terminer le travail comme il se doit », conclut Alexandre Isabel.

Me Larochelle a préféré poursuivre ses vérifications avant de commenter le dossier.

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