Un rosier d'« espoir pour l'humanité »

Pour la 75e vigile en soutien à Raif... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Pour la 75e vigile en soutien à Raif Badawi, un rosier « espoir pour l'humanité » a été planté vendredi devant l'hôtel de ville de Sherbrooke.  La mise en terre a été effectuée conjointement par Jane Hospes, organisatrice des vigiles, la conseillère municipale Annie Godbout et l'agente régionale d'Amnistie internationale, Mireille Elchacar.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Un autre symbole d'appui à la cause Raif Badawi s'est ajouté vendredi devant l'hôtel de ville de Sherbrooke avec la mise en terre d'un rosier appelé «espoir pour l'humanité», dédié au blogueur saoudien, condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour insulte à l'islam.

Ce rosier, jumelé aux bannières qui ornent déjà les colonnes de l'hôtel de ville, a aussi servi à souligner la 75e vigile organisée tous les vendredis à Sherbrooke depuis plus d'un an en faveur de la libération de Raif Badawi, emprisonné depuis le 17 juin 2012 pour des propos tenus dans un blogue et condamnés par le régime saoudien.

La mise en terre du rosier «espoir pour l'humanité» a été effectuée conjointement par la conseillère municipale Annie Godbout, à titre de présidente du Comité des relations interculturelles et de la diversité de la Ville de Sherbrooke, accompagnée de la porte-parole d'Amnistie internationale en Estrie, Mireille Elchacar, et de l'instigatrice des vigiles, Jane Hospes.

«Ce rosier est dédié à Raif Badawi et à la liberté d'expression pour laquelle les gens de Sherbrooke se réunissent depuis 75 vendredis», a précisé Mireille Elchacar, en remerciant la trentaine de supporteurs présents de leur appui indéfectible. Mme Elchacar a expliqué l'absence d'Ensaf Haider, l'épouse de Raif Badawi, par le fait que celle-ci avait eu un empêchement de dernière minute.

«Pour ce qui est du cas de Raif Badawi, nous n'avons pas de nouveauté dans son dossier sur le plan juridique, a ajouté Mireille Elchacar. Par contre la situation globale des droits humains en Arabie saoudite est de plus en plus préoccupante. Nous n'avons eu aucun signe d'encouragement avec la venue du nouveau roi (Salmane ben Abdelaziz Al Saoud) qui est maintenant en place depuis plus d'un an», a-t-elle soutenu.

Elle a aussi invité les citoyens canadiens à continuer de faire pression sur le gouvernement canadien afin que celui-ci réclame la libération du blogueur.

«On doit continuer aussi à mettre de la pression sur le gouvernement canadien parce que les liens qui nous unissent à l'Arabie saoudite ne nous empêchent pas d'avoir des revendications par rapport aux droits humains.»

La conseillère Annie Godbout a pour sa part réitéré la position de la Ville à l'égard de Raif Badawi dont la femme et les trois enfants ont trouvé refuge à Sherbrooke.

«La communauté sherbrookoise a de quoi être fière. La semaine dernière, Ensaf me disait à quel point ces petits gestes lui tenaient à coeur. On espère maintenant des résultats, parce que se battre pour la liberté d'expression et les droits humains, c'est fondamental. La Ville fait sa part et on sera toujours présent pour ce type de projet», a promis Mme Godbout en invitant les villes du Québec à poser un geste similaire à celui de Sherbrooke.

«Je lance un défi aux autres municipalités, en particulier Montréal et Québec, qui ont aussi des services d'horticulture, de planter des rosiers «espoir pour l'humanité». Je pense que chaque petit geste compte et si tout le Québec peut être uni pour cette cause-là, cela serait significatif et cela donnera un peu d'espoir à cette famille sherbrookoise.

Fête des pères

D'autre part, Amnistie internationale a lancé mardi une nouvelle campagne éclair d'ici la fête des pères en appui en faveur de Raif Badawi et de son avocat, Waleed Abu al-Khair. condamné à 15 ans de prison.

«On invite les gens à se rendre sur le site internet Amnistie.ca et de signer le livre d'or. Du même coup, on demande aux gens d'écrire un bref message d'une centaine de caractères pour demander, de manière très respectueuse au roi, de libérer ces deux hommes pour leur permettre de se réunir avec leur famille. On a lancé cette campagne il y a moins de 48 heures et on a déjà reçu plus de 1000 messages et Sherbrooke n'est pas encore comptabilisée», a précisé Mireille Elchacar.

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