Des liens bien vivants entre l'Estrie et le Mali

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(SHERBROOKE) Malgré tous les nouveaux moyens technologiques de communication, rien ne vaut les rencontres humaines pour garder bien intact les liens entre les pays.

Depuis quinze ans, la municipalité de Saint-Camille entretient ce lien avec la commune de Dégénékoro dans la brousse malienne.

Les deux invités du Mali sont tout juste de retour dans leur pays après un séjour qui les menés non seulement dans leur ville jumelle, mais aussi à Racine et Sherbrooke. À Saint-Camile ils ont été accueillis notamment à la résidence du maire, Benoit Bourassa

Le président de la fédération paysanne de Dégnékoro Karim Ballo et Siaka Traoré de Wolodo sont repartis du Canada avec de nouvelles connaissances tant techniques que sur le plan humain.

« Nous avons fait beaucoup de choses durant notre séjour. Dans les fermes que nous avons visitées, nous avons découvert de nouvelles techniques pour cultiver nos légumes, irriguer nos champs ou d'utiliser du compost comme fertilisant. Ce sont des choses que nous allons pouvoir appliquer directement », explique Karim Ballo.

C'est par l'entreprise de l'ONG Kilabo, le partenaire-terrain du Carrefour de solidarité internationale (CSI) de Sherbrooke que ces échanges sont possible depuis tant d'années. Les deux Maliens ont profité d'un stage financé par le programme Québec sans-frontière du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec.

«J'ai vu plusieurs hommes s'impliquer à faire les repas et la vaisselle. Ce n'est pas la même chose chez nous.»


Vivant dans un pays où les femmes n'occupent pas la même place n'occupe qu'au Canada, Karim Ballo et Siaka Traoré croient que cet aspect pourrait être grandement amélioré.

« J'ai vu plusieurs hommes s'impliquer à faire les repas et la vaisselle. Ce n'est pas la même chose chez nous. Je trouve que cette façon de faire chez vous est très bien. Je vais commencer à aider ma femme à faire les repas à mon retour », assure Karim Ballo qui est père de deux fillettes.

« L'égalité c'est très bien. Je vais travailler à reconnaître davantage les droits des femmes et des enfants comme chez vous. Il faudra y travailler parce que ce n'est pas facile d'imposer sa place pour une femme », ajoute Siaka Traoré qui a cependant noté le stresse et la rapidité de la vie nord-américaine.

Avec les tensions dans le nord du Mali depuis 2012, les échanges de stagiaires entre les deux organisations partenaires sont plus difficiles.

« Nous ne pouvons plus envoyer de stagiaires au Mali aussi facilement que par le passé. Pour le moment, nos stages là-bas sont suspendus étant donné les consignes de sécurité du gouvernement canadien. Ces stages de Maliens deviennent encore plus importants dans ce contexte pour maintenir les liens bien vivants », explique le directeur par intérim du CSI, Étienne Doyon.

Il rappelle que les liens développés au fil des ans sont extrêmement précieux.

« Les échanges humains sont extrêmement importants. Ces leaders dans leurs communautés au Mali deviennent des personnes de référence. Ils partagent l'information et leurs nouvelles connaissances dans leur fédération paysanne », mentionne Étienne Doyon.

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