Lait diafiltré: l'Estrie espère que le message va enfin passer

Marcel Blais a roulé en tracteur de Longueuil... (Photo fournier par l'UPA-Estrie)

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Marcel Blais a roulé en tracteur de Longueuil jusqu'à Ottawa pour prendre part à la grande manifestation des producteurs de lait.

Photo fournier par l'UPA-Estrie

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) Le vice-président des Producteurs de lait de l'Estrie, Marcel Blais, espère qu'avec 3000 confrères sur la colline parlementaire à Ottawa jeudi après-midi, le message va enfin passer.

« C'est une des belles manifestations qu'on a eues! On est content aussi de la participation canadienne (2000 producteurs du Québec et 1000 du reste du Canada selon ses observations) parce que les problèmes de l'industrie du lait se vivent partout au pays. »

M. Blais, un producteur de lait de La Patrie, faisait partie du convoi de 54 tracteurs qui son arrivés à Ottawa en tracteur jeudi midi pour rappeler l'importance de la gestion de l'offre pour l'avenir de leurs entreprises et demander au gouvernement d'agir dans le dossier du lait diafiltré.

Certains producteurs étaient partis de Québec lundi; Marcel Blais avait rejoint la caravane à Longueuil mercredi pour monter sur une monture prêtée par un concessionnaire local.

« Nous avons reçu un bel accueil sur la route, raconte-t-il. On a même été un peu surpris dans certains villages qu'on a traversés. Nous tout ce qu'on voulait c'est être visible, on ne voulait pas nuire au public ou bloquer des routes parce que eux, ils nous sont restés fidèles. »

L'UPA de l'Estrie avait mobilisé pas moins de 155 producteurs de la région pour manifester à Ottawa.

Même si aucun politicien n'est venu à leur rencontre, dénonce M. Blais, ils espèrent néanmoins que le gouvernement fédéral remplira enfin ses promesses.

« C'est dans les années 70 que l'entente Trudeau a commencé à protéger notre industrie. C'était le père de Justin. Il pourrait s'en inspirer. On ne lui demande pas d'argent, on veut juste faire appliquer les normes sur le fromage qui existent déjà. Ça devrait suffire à stabiliser nos fermes. »

Marcel Blais a repris la route vers La Patrie jeudi après-midi, pressé de rentrer en pensant à ceux qui ont dû prendre les bouchées doubles sur sa ferme pendant qu'il s'absentait une énième fois pour revendiquer la protection de toute une industrie.

« On n'a pas de plan de match pour la suite, confie-t-il. Mais vous ne pouvez pas savoir comment on espère! »

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