Un policier parisien racontera l'horreur

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Le directeur du Service de police de Sherbrooke, Robert Pednault, la présidente de l'ADPQ et directrice du Service de police de Repentigny, Hélène Dion, ainsi que le directeur du Service de police de Longueuil, Denis Desroches, se préparent à accueillir quelque 300 congressistes en provenance de tous les corps de police municipaux du Québec, de la SQ et de la GRC.

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(Sherbrooke) Sherbrooke accueillera un invité de marque cette semaine avec la présence de l'un des principaux acteurs policiers qui a dirigé les opérations à la suite des attentats de Paris en 2015.

Le directeur-hôte du 18e colloque de l'Association des directeurs de police du Québec (ADPQ), Robert Pednault, est bien fier de la présence du lieutenant-colonel Drouaud. Ce dernier s'adressera à quelque 300 congressistes provenant de tous les corps de police municipaux du Québec, de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada et divers partenaires.

Le lieutenant-colonel fera le portrait des opérations réalisées lors de cet événement et des décisions prises au fil des jours en tenant compte des enjeux tant politiques, stratégiques, décisionnels que médiatiques.

« C'est une grande fierté de recevoir l'un des principaux dirigeants de la gestion de cette crise. Nous avons travaillé très fort avec l'Ambassade de France pour le recevoir. C'est une personne de très haut calibre », assure Robert Pednault qui dirige le Service de police de Sherbrooke.

Le directeur du SPS estime qu'aucune ville n'est à l'abri de ce type d'événement.

« Nous l'avons vu avec Ottawa ou Saint-Jean-sur-Richelieu, des gens peuvent décider d'agir seuls. Nous ne sommes pas à l'abri de personnes avec un problème de santé mentale qui choisit de commettre ce type de crime pour passer à l'histoire. Nous demeurons aussi sensibles aux signes de radicalisation, mais toute cette information doit rester confidentielle », mentionne Robert Pednault.

Avec la cybercriminalité, la radicalisation et le terrorisme feront partie des thèmes majeurs de ce colloque de l'ADPQ concernant les phénomènes criminels nécessitant une grande concertation.

« Ce sont des thèmes qui peuvent nous toucher dans chacune de nos organisations. Depuis 2014, le niveau de menace est maintenu à moyen au Canada. Il faut travailler en concertation dans ce type de dossier. Ce ne sont pas des phénomènes que nous pouvons contrer en silo », croit le directeur-hôte du congrès de l'ADPQ qui se déroule à Sherbrooke jusqu'à vendredi.

La légalisation de la marijuana est un autre thème qui sera abordé par les directeurs policiers du Québec.

« Nous devons être prêts à faire face à une telle modification législative. Qui va produire? Qui va vendre? Il faut penser à tout ce qui entoure cette nouvelle réalité tout en continuant à lutter contre le crime organisé. C'est une préoccupation non seulement au Québec, mais dans l'ensemble du Canada. Il faut participer à l'application de cette loi », estime M. Pednault.

Les directeurs policiers aborderont aussi la question des nouvelles méthodes et outils de travail. Les caméras corporelles, les interventions en santé mentale, la communication avec les médias et l'éthique retiendront l'attention.

« Les cas de santé mentale sont très présents dans notre travail. Nous regardons ce que les autres corps policiers font. Si une méthode présente de bons résultats, les autres corps policiers tendent à l'adopter », mentionne Robert Pednault.

Le congrès de l'ADPQ se déroule sous le thème de « Le travail policier, un enjeu complexe et évolutif ».

« Nous réfléchissons ensemble aux meilleures pratiques policières en fonction des phénomènes qui touchent notre travail. Nous ne pouvons trouver seuls toutes les réponses. Les grands constats trouvés ensemble peuvent influencer positivement nos pratiques. Nous pouvons aussi renforcer nos liens et la concertation entre les corps policiers », estime Robert Pednault.

De nouvelles méthodes qui portent leurs fruits au SPS

Avec la mise en place de ses projets-pilotes d'Équipe mobile d'intervention psychosociale (EMIP) et de caméras véhiculaires lors d'interventions en sécurité routière, le Service de police de Sherbrooke mise sur des méthodes qui pourraient faire évoluer les pratiques policières.

Depuis quelques mois, un véhicule du SPS est équipé d'une caméra pour les interventions en sécurité routière.

« C'est un projet-pilote pour limiter les contestations en matière d'infraction au Code de la sécurité routière. La caméra est très utile pour les infractions à un arrêt obligatoire », mentionne le directeur du Service de police de Sherbrooke, Robert Pednault.

Le SPS n'est pas encore rendu à l'étape d'équiper ses policiers de caméras corporelles comme au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

« Nous regardons de près ce qui se fait à Montréal. Il n'y a pas seulement l'enjeu de protection de la vie personnelle lors des interventions filmées, mais aussi tout le stockage des données », explique le directeur du SPS.

À raison des deux quarts de travail par semaine, les mercredis et vendredis, depuis le 4 mai, l'ÉMIP est intervenue à une trentaine de reprises à Sherbrooke.

Les patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke participent à cette équipe d'intervention en compagnie d'un travailleur social du CIUSSS de l'Estrie-CHUS dans le cadre d'un projet-pilote d'une année.

« Cette équipe est d'une très grande utilité. On s'en doutait. Ils interviennent quatre à cinq fois par soir. L'intervention du policier et du travailleur social fait en sorte de libérer plus rapidement les patrouilleurs intervenus en première ligne. Ces gens-là sont pris en charge plus rapidement par le réseau de la santé », mentionne le directeur adjoint aux opérations du SPS, Danny McConnell.

Il assure que l'intégration d'un travailleur social aux équipes de policiers se fait très bien.

« Ils assistent à nos briefings. Les cultures s'intègrent bien. L'objectif demeure de telle équipe tous les soirs et si possible 24 heures par jour. Déjà les policiers intègrent l'ÉMIP dans leurs interventions », mentionne Danny McConnell.

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