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L'incident de Jouvence pourrait nuire aux futurs policiers, dit Pednault

L'épisode de grabuge de finissants en techniques policières du Collège de... (Photo tirée de Facebook)

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(SHERBROOKE) L'épisode de grabuge de finissants en techniques policières du Collège de Maisonneuve de Montréal cette fin de semaine au Centre de villégiature Jouvence pourrait avoir une influence sur leur embauche comme policier ou même leur admission à l'École nationale de police du Québec.

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 Robert Pednault

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Le directeur du Service de police de Sherbrooke (SPS), Robert Pednault, trouve une telle affaire déplorable.

« Je connais bien peu de détails sur cet événement. Cependant une chose est certaine. Si nous découvrons ce type d'écart de conduite lors de l'enquête sur la personne avant l'embauche d'un policier, nous allons peut-être préférer engager un autre candidat », explique le directeur du SPS, Robert Pednault.

Sur plus de 600 demandes d'emploi en 2016, la Ville de Sherbrooke a convoqué 140 candidats à l'examen écrit et 55 en entrevue. De ce nombre, seulement six nouveaux policiers se sont ajoutés récemment à l'effectif du Service de police de Sherbrooke, soit environ un pour cent.

« Le comportement et l'attitude tant à l'école qu'à l'extérieur sont extrêmement importants. Un suivi est fait dès leur admission en techniques policières. Nos jeunes candidats à l'embauche doivent présenter un comportement irréprochable surtout dans un contexte où les postes se font rares », indique le directeur Pednault.

À l'École nationale?

Quelles peuvent être les conséquences pour des finissants qui se dirigeaient à l'École nationale de police du Québec (ENPQ), étape ultime pour exercer cette profession?

L'institution n'a pas voulu commenter ce cas précis. L'École a toutefois fait savoir qu'en vue de l'admission d'un étudiant, elle doit s'assurer qu'un candidat « qui dépose une demande d'admission au programme de formation initiale en patrouille-gendarmerie est de bonnes moeurs ».

«Les frais de cette enquête sont assumés par le candidat ou l'étudiant.»


Les documents de l'institution précisent qu'une personne est considérée de bonnes moeurs « si elle est honnête, intègre, qu'elle respecte les lois et qu'elle a de bonnes fréquentations ». Dans cette analyse, on retrouve également l'absence d'antécédents judiciaires « de même que la présence d'une absolution ou d'une réhabilitation administrative (pardon). »

En cas de doute, l'établissement peut exiger de l'étudiant qu'il se soumette à un « Programme civil de filtrage de sécurité » du ministère de la Sécurité publique.

« Cette enquête vérifie les renseignements portant sur la personnalité du candidat, ses bonnes moeurs, sa formation scolaire, ses compétences professionnelles, ses emplois antérieurs, ses antécédents judiciaires, sa solvabilité et son dossier de crédit. Les frais de cette enquête sont assumés par le candidat ou l'étudiant », peut-on lire dans les documents de l'ENPQ.

- Avec Isabelle Pion

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