Le boisé Fabi continue de faire rêver

Porte-parole du Comité de citoyens du Boisé Fabi,... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Porte-parole du Comité de citoyens du Boisé Fabi, Lucie Desgagné a pris en note plusieurs souhaits pour le développement et l'avenir de ce nouvel espace vert, acquis par la Ville en 2014.

Spectre Média, Frédéric Côté

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) Gagné au prix d'une bataille citoyenne qui aura duré pas moins de sept ans, le parc du boisé Fabi, dans le secteur de Rock Forest, va poursuivre sa vie avec le moins d'interventions municipales possible.

C'est la conclusion à laquelle en vient le conseiller du district des Châteaux-d'Eau, Bruno Vachon, qui a écouté avec intérêt lundi soir la trentaine de citoyens qui ont répondu à son invitation conjointe avec le Comité des citoyens du Boisé Fabi de venir partager leur vision sur l'avenir du site de 136 100 m2 acquis par la Ville en 2014.

« Ça intéresse les gens, ils sont mobilisés. Et pas seulement des représentants de groupes de pression. Il y avait des gens de l'école, des propriétaires de chiens, des gens soucieux de l'environnement... Il n'y a rien qui a été présenté ici ce soir qui ne fait pas de sens », a résumé M. Vachon à l'issue de la rencontre.

« Les gens sont réalistes avec la vocation qu'on veut donner à ce parc-là et avec la raison pour laquelle la Ville l'a acheté. On est très content aussi de voir la volonté des gens de s'impliquer pour poursuivre le développement du boisé », poursuit-il.

La porte-parole du Comité des citoyens du Boisé Fabi, Lucie Desgagné, qui s'est investi depuis 2007 pour protéger l'une des dernières forêts matures de Sherbrooke, était elle aussi très satisfaite du ton de la rencontre. « Il y a eu des souhaits et des idées très intéressantes. C'est le fun, parce que maintenant on travaille sur du concret, on peut bâtir et on peut rêver. »

Accueillant pour les chiens

Plusieurs citoyens, Réal Viens en tête, ont d'ailleurs rêvé tout haut que le futur parc continue d'être accueillant pour les chiens en liberté, ce qu'il est déjà de facto depuis plusieurs années. Dans un long plaidoyer applaudi, M. Viens a défendu « qu'un parc canin traditionnel de 200 X 300 pieds avec une clôture, ce n'est pas assez », qu'il faut innover et que dans cinq ans Sherbrooke pourrait être applaudie pour un parc nouveau genre.

« L'idée d'un parc canin avec des heures où les chiens pourraient courir en liberté serait à explorer, en a dit Mme Desgagné. Il faut visiblement trouver une solution de compromis pour protéger la faune et la flore et satisfaire également les autres clientèles qui n'ont pas de chien. »

Des citoyens sont venus remettre en question le fait qu'une rue projetée sur le plan de développement du secteur vienne couper le parc en deux, même si les fonctionnaires de la Ville présents à la rencontre ont expliqué que c'était pour des questions d'égout et d'aqueduc.

André Beauregard a insisté sur l'importance de baliser le parc et les sentiers et d'aménager plus d'un accès afin qu'on puisse s'y rendre sans prendre la voiture. Un souhait que partage la directrice de la toute nouvelle école du Boisé-Fabi, Manon Larochelle, qui voit dans le boisé Fabi un site rempli de potentiel pour faire bouger les enfants.

La rencontre de lundi soir avait pour but premier d'orienter la suite des choses. Mais il y a tout lieu de croire qu'un organisme à but non lucratif verra le jour pour aménager puis gérer le parc à moindres coûts.

« On va laisser les gens du boisé Fabi se réunir, on va faire un post-mortem avec les fonctionnaires de la Ville, et on se fera ensuite un plan de match, termine Bruno Vachon. Mais il n'y a pas d'urgence, parce qu'il n'y aura pas de travaux prévus cette année. »

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