Un vaccin pour contrer la mammite

Un vaccin mis au point au département de... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Un vaccin mis au point au département de biologie de l'Université de Sherbrooke pourrait mettre en échec l'une des maladies les plus répandues dans les fermes laitières : la mammite.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Charlotte R. Castilloux</p>
Charlotte R. Castilloux

Journaliste stagiaire

La Tribune

(Sherbrooke) Un vaccin mis au point au département de biologie de l'Université de Sherbrooke pourrait mettre en échec l'une des maladies les plus répandues dans les fermes laitières : la mammite.

La mammite bovine est une inflammation du pis de la vache due à une bactérie, dont la plus commune est le staphylocoque doré. Les symptômes de ce type de mammite bovine sont inapparents, c'est dans le lait que l'on pourra détecter la présence de la bactérie.

« Il faut vraiment analyser le lait pour connaître le nombre de cellule immunitaire », explique François Malouin, professeur à l'Université de Sherbrooke au département de biologie, en précisant que trop de cellules immunitaires créent des résidus dans le lait. Le lait produit par une vache contaminée ne peut être commercialisé à cause des résidus.

Actuellement, la mammite se traite par des antibiotiques, mais ces traitements sont peu efficaces et très couteux puisque la vache doit être retirée de la production laitière. En effet, le producteur de lait doit mettre sa vache affectée en quarantaine afin de garantir la qualité de son lait, mais également pour ne pas contaminer ses autres vaches, puisque la maladie est fortement contagieuse.

La mammite est la maladie la plus coûteuse pour l'industrie laitière. Pour un producteur de lait, le retrait d'une vache infectée peut engendrer des pertes de 300 à 500 $, ce qui représente annuellement au Québec plus de 110 millions $ perdus à cause de la mammite bovine. C'est entre autres pour contrer cet impact économique que le Pr Malouin et son équipe, composée de plusieurs étudiants gradués et collaborateurs, travaillent sur un vaccin depuis près de sept ans.

Bayer commercialisera le vaccin

« On a trouvé les points faibles de la bactérie, ce qu'elle a besoin pour se propager », mentionne le Pr Malouin. Le vaccin développé par le département de biologie de l'UdeS, vise à prévenir la maladie bovine, avenue qui avait été jusqu'à maintenant inexplorée dans la recherche de traitement de la mammite.

C'est d'ailleurs l'approche innovante de l'UdeS qui a intéressé la compagnie pharmaceutique internationale, Bayer, dont l'annonce de l'association au projet a été faite lundi.

« Ça donne à l'Université la reconnaissance qu'ici on fait les choses de façon novatrice », admet le Pr Malouin, fier de l'entente avec Bayer.

L'entreprise Bayer travaillera au développement à grande échelle et à la commercialisation du vaccin, explique le Pr Malouin, et l'Université collaborera avec elle afin de partager ses connaissances sur la bactérie au développement.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer