Feu vert pour le Drag St-Élie

Les amateurs d'accélération étaient heureux de retrouver leur... (Spectre Média, Maxime Picard)

Agrandir

Les amateurs d'accélération étaient heureux de retrouver leur piste de course, vendredi soir, lors de l'ouverture du Drag St-Élie.

Spectre Média, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

Les moteurs ont tourné bruyamment, vendredi soir, lors de la réouverture des pistes de course et d'accélération de voitures du Drag St-Élie. Une demande de certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement bloquait toujours la remise en activité des installations, chose qui a été réglée la veille de l'ouverture.

La menace d'orage violent n'a pas fait peur aux plusieurs centaines de spectateurs et coureurs qui prenaient place sur le terrain de la route 220 dans le secteur Saint-Élie. « C'est un rendez-vous annuel, ça lance notre été », ont affirmé plusieurs amateurs, tous très contents de pouvoir retrouver leur lieu de prédilection pour la pratique, mais aussi pour l'admiration des coureurs.

« Quand les coureurs font ça ici, ils le font moins sur la route et mettent moins les autres voitures en danger », mentionne Claude Fortin, qui fréquente l'endroit depuis plus de 15 ans.

« Nous sommes bien contents et nous appuyons Simon Homans dans ses démarches pour faire de l'endroit une place pour que les gens qui la fréquentent s'amusent, et les gens du voisinage ne subissent pas le bruit », continuent Barbara Plante et Alain Cormier, eux aussi des habitués.

Simon Homans, propriétaire depuis sept ans, a fait beaucoup de démarches pour accommoder et pour respecter les normes les plus strictes du ministère de l'Environnement. « Ce n'est pas juste les produits qu'on utilise qui doivent être inspectés, c'est surtout la pollution sonore qui posait problème », souligne-t-il, en ajoutant qu'il respecte présentement toutes les normes et que le ministère de l'Environnement l'avait certifié à cet effet.

Toujours dans l'espoir de faire plaisir au plus de gens possible, le propriétaire veut construire des murs antibruit pour couper la piste du voisinage. Il compte réaliser ce projet dans la prochaine année, s'il a l'appui de la Ville. « C'est environ les deux tiers du son qui serait coupé des voisins les plus proches », renchérit-il.

Une présence policière était également sentie vendredi pour décourager ceux qui voudraient reproduire les comportements de la piste de course sur les routes. « Nous avons une bonne collaboration avec le Service de police de Sherbrooke. Ils viennent, chaque soir de courses, pour s'assurer qu'il n'y ait pas de débordement à la sortie », explique le propriétaire. Ce sont deux véhicules de police qui sont attitrés à l'événement. Bien entendu, la collaboration fait également en sorte que les agents sont plus indulgents avec les modifications apportées aux voitures qui entrent ou qui quittent l'événement.

Dans le voisinage, le retour du bruit ne fait pas l'unanimité. Un couple de résidents qui habite en face des installations depuis 1986 commence à se décourager. « Depuis 1998, on va aux drags tous les vendredis, et on n'aime même pas ça », note-t-il. Il explique, en entrevue avec La Tribune, que le son varie d'une fois à l'autre. « Tu viens ici un soir et tu trouves que c'est pas si pire. Nous, on endure ce bruit depuis 18 ans. »

D'un autre côté, Laurianne Ethier, qui vient d'emménager dans une maison de l'autre côté de la rue du Drag St-Élie, juge que, pour l'instant, le son est « convenable ». « C'est une belle activité pour ceux qui aiment ça. Tant que le tout reste sécuritaire, je ne vois pas pourquoi ça me dérangerait. Certaines motos font beaucoup plus de bruit en passant devant la maison», ajoute la résidente.

Rappelons que le voisinage tente de faire fermer la piste depuis déjà plusieurs années à cause du bruit. En avril 2015, la Cour avait ordonné au propriétaire de cesser toute activité de course ou d'accélération de véhicule automobile de tout type. Mais puisque Simon Homans a porté sa cause en appel et qu'elle sera entendue le 26 septembre, il a la voie libre pour tenir des courses tout l'été.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer