Il a dû réapprendre à communiquer après un AVC

Dans le cadre de la Semaine québécoise de... (Spectre Média, René Marquis)

Agrandir

Dans le cadre de la Semaine québécoise de sensibilisation à l'aphasie, l'ACTE (Association des accidentés cérébro-vasculaires et traumatisés crâniens de l'Estrie) conscientise la population aux difficultés langagières que vivent les personnes atteintes d'aphasie. On reconnaît sur la photo André Frechette, un participant aux groupes d'aphasie, Stéphanie Houle, une bénévole, et Peter Nieman, le directeur général de l'ACTE.

Spectre Média, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Tous les jours nous communiquons. Que ce soit pour raconter une mésaventure à un collègue ou pour remercier la serveuse au café du coin, nous sommes amenés à discuter avec notre entourage en tout temps. Mais qu'arriverait-il si l'on perdait cette capacité à communiquer?

C'est ce qui est malheureusement arrivé à Jean-Sylvain Pineault, qui a développé une aphasie à la suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC), il y a maintenant 30 ans. Du jour au lendemain, Jean-Sylvain a perdu ses moyens de communication et a dû réapprendre à vivre avec des capacités langagières et de compréhension réduites.

L'aphasie fait partie des séquelles cognitives potentielles d'un AVC ou d'un traumatisme crânien, explique Virginia Alvarez, intervenante psychosociale de l'ACTE, un organisme qui vient en aide aux personnes ayant subi un AVC ou un traumatisme crânien et leur entourage. L'aphasie est une perte des moyens de communication se traduisant par une diminution des capacités de langage, de compréhension et même parfois d'écriture.

Ça aura pris un an et demi à Jean-Sylvain pour réapprendre à communiquer. Aujourd'hui, même si ses capacités sont restreintes, il est capable de s'exprimer et de se faire comprendre. «Logiquement je ne devrais pas capable de parler, mais je parle quand même», affirme-t-il, en étant très heureux de pouvoir le communiquer.

Malgré son trouble de l'expression, Jean-Sylvain est très actif, surtout au sein de l'ACTE.

Il participe à plusieurs activités de l'organisme qui l'aide à développer ses capacités, dont la chorale pour les personnes aphasiques. Il fait d'ailleurs partie des premiers membres de la chorale de l'ACTE, qui offrira d'ailleurs une prestation au Cégep de Sherbrooke dans le cadre de la Semaine québécoise de sensibilisation à l'aphasie, le samedi 28 mai.

Sensibiliser l'Estrie

L'ACTE est l'un des seuls organismes en Estrie qui contribue au développement du potentiel des personnes aphasiques en offrant diverses activités qui stimulent les capacités de communication des membres atteints d'aphasie.

En cette semaine de sensibilisation à l'aphasie, l'organisme vise à informer la population sur les réalités des personnes aphasiques. «Ils sont capables de répondre», explique M. Peter Nieman, directeur général de l'ACTE, en soulignant que, des fois, juste leur donner le temps de parler change tout. Ça leur laisse le temps d'assimiler l'information et de répondre adéquatement à la réponse.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer