Lock-out chez Sogesco : le transport scolaire reprendra mardi

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C'est en réaction à l'attitude du syndicat que Sogesco a décrété un lock-out le 20 mai, après près d'une dizaine de rencontres de négociations pourtant somme toute productives.

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) La directrice des ressources humaines de Transport Sogesco, Line Langlois, a bon espoir que son entreprise en vienne à une entente avec ses travailleurs de Bedford d'ici le week-end et s'attend à ce que les autobus recommencent à circuler dans les rues de la région dès mardi.

« Je ne peux pas croire que nous ne serons pas capables de nous entendre, signifie la gestionnaire. Il n'y a plus qu'un seul point en litige. Il est en lien avec notre droit légitime de gérance et n'affecte qu'une dizaine de chauffeurs ».

L'entreprise souhaite que la vérification et l'entretien de ses véhicules de Bedford soient effectués par des travailleurs spécialisés alors que cette tâche est présentement assurée par les chauffeurs eux-mêmes, et ce, depuis de nombreuses années.

« L'ensemble de nos autobus se trouvent au même endroit, dans nos garages. Nous ne transportons pas du ciment, nous transportons des enfants. Nous croyons que nos véhicules seront mieux entretenus et plus sécuritaires s'ils sont entretenus par des spécialistes. Les autobus sont à nous, nous sommes responsables », ajoute Mme Langlois.

Cette modification de la façon de faire de l'entreprise, dont le siège social est situé à Drummondville, est d'autant plus important que la réglementation en matière de transport scolaire changera en novembre pour devenir encore plus pointue. Les gens responsables des vérifications devront être encore mieux formés.

Puisque Sogesco est tenue de verser un minimum de 20 heures de salaire par semaine à ses chauffeurs, seulement dix d'entre eux seront concernés par ce changement. Ils verront leur tâche être diminuée de deux heures hebdomadairement. Les autres conserveront le même salaire pour moins d'heures travaillées.

« Ce n'est pas une question d'économie, nous devrons payer des gens pour faire la vérification quand même. C'est une question de sécurité de nos véhicules », clame la directrice.

Une solution de rechange

C'est en réaction à l'attitude du syndicat que Sogesco a décrété un lock-out le 20 mai, après près d'une dizaine de rencontres de négociations pourtant somme toute productives.

Les syndiqués avaient obtenu un vote de grève depuis un certain temps et menaçaient de débrayer.

Les syndiqués ont d'ailleurs avisé leur employeur qu'ils tomberont en grève lundi s'il n'y a pas entente d'ici là.

Puisque l'entreprise ne peut pas interrompre sa prestation de service pour une période de plus de sept jours consécutifs sans risquer de perdre ses contrats, elle devra faire preuve d'imagination si les travailleurs campent sur leurs positions.

« Historiquement, les syndiqués se sont servis de cette situation afin de mettre de la pression, mais nous avons d'autres options cette fois. Nous espérons nous entendre, mais nous rétablirons le service d'une autre façon si nous sommes forcés de le faire », conclut-elle.

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