Heures supplémentaires : la situation s'améliore

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Une amélioration est notable dans les établissements de santé concernant l'imposition d'heures supplémentaires au personnel infirmier.

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(SHERBROOKE) Une amélioration est notable dans les établissements de santé concernant l'imposition d'heures supplémentaires au personnel infirmier.

C'est du moins l'avis de Dominique Darveau, enseignante en soin infirmier au Cégep de Sherbrooke, et Manon Ouellette, conseillère pédagogique dans le même établissement. Elles étaient invitées à commenter une étude concernant les heures supplémentaires des infirmières et leurs répercussions sur les patients qui était présentée récemment au 84e congrès de l'Association pour le savoir.

« Les dernières années étaient décourageantes », commence par dire Dominique Darveau, en mentionnant qu'elle trouve épouvantable d'obliger des infirmières fatiguées à rester plus longtemps. Elle fait d'ailleurs référence à des infirmières de 50 ou 60 ans qui se voient obligées de travailler pendant 16 heures, puis de rentrer dormir 8 heures avant de retourner à l'hôpital le lendemain matin.

« On n'oblige pas un peintre à rester 8 heures de plus pour peindre un autre mur. Pourtant, il n'a pas la vie d'une personne entre les mains. C'est aberrant de voir qu'on l'exige du personnel infirmier », ajoute l'enseignante, anciennement infirmière. « Au moins, on voit que ça s'améliore, c'est beaucoup moins pire que dans le passé », précise-t-elle.

Même si, pour les utilisateurs des centres hospitaliers, les heures supplémentaires sont invisibles, les étudiants en soins infirmiers, eux, voient et sentent les conditions de travail qui les attendent une fois sur le marché du travail. « La différence, c'est que la génération de nos étudiants ont une autre approche du milieu de travail. Ils sont beaucoup plus centrés sur leur qualité de vie que les générations précédentes, ils mettent leurs limites aux employeurs », mentionne Manon Ouellette, en soulignant qu'il s'agit d'un bon côté de cette génération, puisqu'elle sera peut-être moins à risque de s'épuiser au travail.

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