Simulations sur mannequins pour mieux apprendre

Dominique Darveau, enseignante en soins infirmiers au Cégep... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Dominique Darveau, enseignante en soins infirmiers au Cégep de Sherbrooke et Manon Ouellette, conseillère pédagogique du même établissement, sont fières des installations du Centre de recherche et de formation par simulation.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(SHERBROOKE) L'apprentissage par simulations est de plus en plus populaire dans les cégeps. À Sherbrooke, le programme de soins infirmiers se démarque par son projet d'innovation pédagogique en collaboration avec d'autres programmes de formation en santé.

« On a eu des commentaires des centres hospitaliers identifiant la difficulté de nos finissants à gérer une équipe de travail, à donner des tâches aux autres », explique Manon Ouellette, conseillère pédagogique au Cégep de Sherbrooke.

Pour répondre à ce besoin, une enseignante, Mme Claude Gadbois, a mis en place un projet de collaboration entre les infirmières et d'autres programmes de formation en santé. Par exemple, une des simulations met en scène un mannequin haute fidélité avec une plaie qui se détériore et un acteur qui joue un patient atteint d'Alzheimer. Pour réagir à cette situation, un étudiant en soins infirmiers est jumelé à un étudiant à la formation d'infirmier auxiliaire.

« On veut évaluer la gestion des priorités, mais aussi la collaboration dans l'équipe », précise Dominique Darveau, enseignante en soin infirmier au cégep. « C'est un bon moyen pour que chacune des professions comprenne les responsabilités de l'autre. »

Bien qu'il soit un des précurseurs de cette nouvelle façon d'apprendre au Québec, le Cégep de Sherbrooke veut passer à la prochaine étape. « On veut dépasser la simulation et mélanger les deux formations dans un milieu de stage réel », mentionne Mme Ouellette.

Pour ceux qui n'ont jamais vécu l'expérience au Centre de recherche et de formation par simulation, il peut être difficile de s'imaginer apporter des soins à des mannequins. « On se prend rapidement au jeu », rigole Mme Darveau.

Les reproductions des situations cliniques impliquent un mannequin ou un acteur qui interprète un patient. Que ce soit une plaie, une fracture, une hémorragie ou un délirium, une simulation peut prendre toutes les formes, il n'y a pas vraiment de limites. « Ça nous permet de voir toutes les situations possibles qui n'arriveront peut-être pas pendant leur stage, ou qui arriveront, mais où les étudiants seront mis à l'écart pour que les intervenants puissent agir rapidement », précise Dominique Darveau.

Avec ses six mannequins, et un septième qui arrivera à l'automne, le Cégep peut faire vivre des situations en tout genre, jusqu'à des complications à l'accouchement. En plus de leur faire pratiquer des techniques, la préparation aux situations critiques, qui pourraient arriver en stage ou dans leur futur emploi, rassure les étudiants et leur fait prendre confiance.

« C'est à risque zéro pour les patients et pour les étudiants. Leur apprentissage est important et l'assimilation de la matière est spectaculaire », continue l'enseignante. Ils apprennent en trois temps : à l'observation des autres étudiants dans le simulateur, lorsqu'ils sont dans l'action et à la période de rétroaction avec l'enseignant.

C'est aussi très tôt que les étudiants entrent en contact avec les mannequins. Au cours de leur formation, ils vivront 30 simulations. Pour être prêts à toutes les situations, ils testeront tous les mannequins : les bébés, les adultes et la femme enceinte. « Ça nous permet d'uniformiser la formation, puisqu'en stage, nos étudiants ne vivront pas les mêmes situations cliniques », précise Mme Darveau.

Le Cégep de Sherbrooke utilise également ses installations au profit des professionnels infirmiers. Il ouvre ses portes pour faire des formations continues avec les infirmières de la région. Des cas qui sont plutôt rares sont simulés dans le but de maintenir les compétences du personnel.

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