Aide humanitaire : le Canada montre la voie

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« L'ouverture des Canadiens a marqué le monde. On en parle avec admiration, ici », raconte Marie-Claude Bibeau, ministre fédérale du Développement international et de la Francophonie.

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(SHERBROOKE) Le Canada ne passe pas inaperçu au Sommet mondial sur l'action humanitaire, qui a lieu à Istanbul. Grâce à tous ses efforts pour accueillir 25 000 réfugiés syriens en quatre mois, le pays est perçu comme un modèle de l'acceptation sociale. Cet événement rassemble les leaders mondiaux en matière de développement international.

« L'ouverture des Canadiens a marqué le monde. On en parle avec admiration, ici », raconte Marie-Claude Bibeau, ministre fédérale du Développement international et de la Francophonie.

La situation géographique canadienne est bien différente de celle en Europe. Là-bas, c'est par million que les Syriens arrivent, par voies terrestres ou maritimes. « C'est plus difficile pour eux d'accueillir tous ces immigrants », souligne la ministre.

Au cours de 2016, ce sont 10 000 réfugiés syriens supplémentaires qui pourront s'établir au Canada. « Les Canadiens ont accueilli ce peuple en difficulté à bras ouverts », précise-t-elle.

La politique de développement du Canada se tournera dorénavant davantage vers les femmes, les filles et les personnes plus vulnérables. « Il faut que les femmes et les filles soient au coeur de l'action humanitaire », a déclaré la ministre lors d'une intervention au Sommet. Elle ajoute que, lors d'une catastrophe naturelle, les femmes deviennent très vulnérables puisqu'elles ne savent souvent pas nager ou grimper aux arbres et qu'elles attendent qu'on leur dise quoi faire. Elles partent donc trop tard et trop lentement pour sauver leur vie.

Lors du Sommet, la ministre Bibeau a annoncé l'investissement de plusieurs millions de dollars dans une multitude de besoins humanitaires. Parmi ceux-ci, 125 M$ seront versés, sur cinq ans, pour la protection sociale en milieu rural en Éthiopie. « On veut donner aux producteurs locaux les moyens de faire rouler l'économie en toute dignité en cas de sécheresse, comme celle qui persiste présentement », mentionne la ministre Bibeau. « C'est prouvé que moins un peuple a les moyens de subvenir à ses besoins, plus la violence faite aux femmes augmente. »

Sans oublier les efforts pour la protection de l'enfance et l'appui de 147 M$ sur cinq ans pour le Fonds central d'intervention d'urgence.

La ministre rappelle au passage l'importance des principes humanitaires : « Il faut laisser les travailleurs humanitaires faire leur métier sans qu'ils aient peur de se faire bombarder dans un hôpital. »

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