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Train à Deauville : les citoyens invitent le ministre Garneau à agir

Les citoyens de Deauville n'en peuvent plus de... (Archives, La Tribune)

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Les citoyens de Deauville n'en peuvent plus de voir les convois ferroviaires s'immobiliser à proximité de leurs résidences, le long du chemin de Venise.

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(SHERBROOKE) Les citoyens du secteur Deauville en ont plus qu'assez des activités d'entreposage et de triage qui surviennent sur la voie ferrée de la Central, Maine and Quebec Railway à proximité de leurs résidences, le long du chemin de Venise. Ils se tournent vers le ministre des Transports du Canada Marc Garneau en espérant qu'il interdise ce genre d'activités en zone urbaine.

Rappelons que la CMQR dit être toujours en pourparlers avec le Canadien Pacifique (CP) afin de transférer ses activités de triage du secteur Deauville aux installations que possède le CP dans le centre-ville de Sherbrooke.

« Ça fait depuis 2014 qu'on nous raconte qu'il y a des négociations. Il ne faut pas prendre les gens pour des cruches », laisse tomber Anne LeBel, représentante des citoyens de Sherbrooke.

« Nous avons travaillé avec le bureau de la députée Marie-Claude Bibeau, mais comme le dossier n'avance pas, nous avons décidé d'écrire directement au ministre. Nous n'avons eu aucun retour de sa part. Nous voulons le sensibiliser pour qu'il interdise le triage et l'entreposage en zone urbaine partout au Canada. Même si les wagons sont vides, il reste des vapeurs qui pourraient être dangereuses. Ce sont des bombes à retardement. Je pense que nous avons droit au sentiment de sécurité », ajoute Mme LeBel.

« Le ministre affirme haut et fort qu'il fait de la sécurité ferroviaire une de ses priorités. Parfait! Au-delà des paroles, nous voulons des gestes concrets. Le ministre a le pouvoir de légiférer, qu'il le fasse pour protéger ses citoyens et non les profits des compagnies ferroviaires et de leurs clients. »

Dans la lettre en question, datée du 28 avril, les signataires affirment vivre « une problématique particulière [...] qui nous fait craindre pour notre sécurité de façon continue et nous impose un stress constant ».

Ils citent les activités de triage de jour comme de nuit, les activités d'entreposage des convois et le bruit excessif provoqué par les locomotives immobilisées qui demeurent en fonction. Ils dénoncent aussi que « les demeures de ce secteur sont enclavées entre la voie ferrée et le lac Magog, limitant la capacité d'intervention des services d'urgence ».

Les membres du Comité des citoyens pour la sécurité ferroviaire du secteur Deauville et Magog reconnaissent que des efforts ont été effectués, mais demeurent insatisfaits. « Les solutions apportées sont souvent partielles et temporaires et les représentants de la compagnie n'ont pas accepté de s'engager dans des actions permanentes et acceptables », lit-on dans ladite lettre.

Les citoyens concluent en invitant le ministre Garneau à les visiter pour constater l'ampleur de leurs inquiétudes.

La semaine dernière, la conseillère Diane Délisle reconnaissait que les citoyens avaient raison d'être exaspérés de la lenteur des pourparlers pour trouver une solution.

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