Des traverses abondonnées suscitent l'inquiétude à Sherbrooke

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Cette pile de bois, située en bordue de la rue de Burlington, inquiète certains citoyens après qu'un incendie eut fait rage dans un amoncellement semblable à Austin.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Des citoyens sherbrookois s'inquiètent d'un amoncellement de traverses de bois laissé en bordure de la voie ferrée en pleine zone urbaine, le long de la rue de Burlington. Ils s'interrogent à savoir si un incendie comme celui qui est survenu à Austin lundi peut faire rage en plein milieu de la ville. La Central, Maine and Quebec Railway (CMQR) rétorque qu'elle cherche à ramasser les traverses le plus rapidement possible après l'exécution de travaux.

Louise Tardif marche souvent le long de la piste cyclable dans ce secteur. « Ça fait plus d'un an que l'amoncellement est là. C'est un secteur où il y a beaucoup d'industries. Le bois est juste à côté de Pneu Estrimont. Si quelqu'un y mettait le feu, ce serait une catastrophe. Chaque fois que je passe là, je me demande s'ils vont les ramasser un jour. S'il devait y avoir un incendie, ça ferait un beau feu de joie. »

Employé de Pneu Estrimont, Pierre Létourneau affirme avoir vu des camions de la CMQR passer à l'occasion depuis l'automne dernier. « C'est vrai que si le feu prend, ce sera dangereux parce que nous sommes pleins de pneus, mais nous n'avons eu aucun problème jusqu'à maintenant », raconte-t-il.

Le conseiller Marc Denault avoue avoir pensé aux risques liés à un incendie à Sherbrooke après avoir appris la nouvelle du feu à Austin. « Nous pourrions demander à la compagnie, après un délai raisonnable, de ramasser les traverses. Nous avons beaucoup investi pour améliorer la piste cyclable dans ce secteur. Il y a donc de la sensibilisation à faire. Je demanderai à nos services ce qui peut être fait dans ce dossier. Le volet de la sécurité est aussi important. »

À la Ville de Sherbrooke, la situation n'inquiète ni le Service des permis et de l'inspection ni le Service de protection contre les incendies. Puisque l'amoncellement est situé en milieu urbain, rapporte le service des communications, des bornes-fontaines sont situées à proximité et pourraient permettre d'éteindre un incendie rapidement, ce qui n'était pas le cas à Austin. Aucune démarche n'a donc été entreprise auprès de la compagnie pour faire quelques pressions que ce soit. Aucune plainte n'avait été enregistrée non plus.

À la CMQR, la chef de l'administration, Gaynor Ryan, rappelle que le feu d'Austin n'a pas pris naissance dans les traverses, mais qu'il s'est plutôt propagé vers les morceaux de bois. « Au fur et à mesure que nous améliorons l'état de nos chemins de fer, nous retirons les vieilles traverses et les empilons sur notre propriété jusqu'à ce que nous puissions les ramasser. L'an dernier, nous avons entrepris une opération majeure de réfection et nous devons non seulement ramasser nos traverses mais aussi celles qui ont été abandonnées par les propriétaires précédents. La tâche est colossale. »

Mme Ryan raconte qu'il faut aussi s'assurer que des récupérateurs peuvent recevoir les matériaux dont la CMQR veut disposer. Règle générale, la CMQR tente de nettoyer les abords des chemins de fer au fur et à mesure que les travaux progressent, ou à tout le moins, à la fin de la saison. « Nous en avons certainement ramassé des milliers l'an dernier et il est de notre intention de continuer cette année. »

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