Une vie de luxe au frais de son ex-amie de coeur

Le fraudeur, Marc Desrosiers a publié des photos... (Photo tirée de Facebook)

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Le fraudeur, Marc Desrosiers a publié des photos lors d'un voyage au Mexique en 2015.

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(SHERBROOKE) llusion de parcours professionnel exemplaire, véhicules de luxe, repas dans les restaurants, implication dans une compagnie d'exportation, voyages dans le Sud... Marc Desrosiers, de Sherbrooke, a fait miroiter la grande vie à son ex-conjointe qu'il a flouée pour plus de 25 000 $.

La réalité de cet individu âgé de 43 ans est nettement moins rose: prestataire de la sécurité du revenu, Marc Desrosisers combine la supercherie et le mensonge depuis de nombreuses années.

Rattrapé par le Service de police de Sherbrooke, puis traduit en justice, il a été condamné à une peine de neuf mois de prison par le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec.

Desrosiers a menti à une femme de Sherbrooke pendant plus de six mois en 2015.

Celle-ci a fait la connaissance de Desrosiers sur un site de rencontre en janvier 2015.

Dès la première rencontre, Desrosiers a servi ses premiers mensonges pour éviter de payer une première addition au restaurant, puis une deuxième quelques jours plus tard. Oubli de portefeuille et règlement d'une dette lui ont d'abord servi d'excuses.

Dès la mi-février 2015, Marc Desrosiers s'est fait payer un voyage au Mexique par sa nouvelle conjointe afin d'aller faire un transfert bancaire pour échapper à l'impôt à partir de son compte HSBC en Afrique.

Le voyage, où Desrosiers a exigé un surclassement à l'hôtel, a coûté plus de 4000 $ à la victime. Au retour du voyage, toujours pas de trace de cet argent.

En mars 2015, Marc Desrosiers a insisté pour que la victime l'accompagne, cette fois au Panama, pour effectuer le prétendu transfert bancaire de 575 000 $. Beau parleur, le fraudeur a aussi réussi à escroquer un autre montant de 5190 $ pour payer un soi-disant appareil auditif à son père.

Tout devait être remboursé à leur retour du Panama, une fois l'argent obtenu par la HSBC.

La sauce s'est gâchée à leur retour au pays où Desrosiers a été interpellé par les agents des services frontaliers du Canada pour une fouille à l'aéroport Montréal-Trudeau.

Le voyage s'est terminé au palais de justice de Montréal où Desrosiers a été libéré sous conditions dans une autre affaire.

Toujours en possession d'une bonne excuse, l'individu sans scrupule a prétexté que ses comptes de banque étaient gelés pour ne pas rembourser ses dettes envers la victime qui dépassaient maintenant les 10 000 $.

Au fil des mois, la dame a continué à payer des sommes pour libérer Desrosiers de montants de contravention impayés, de frais de fourrière et d'avocats ainsi que d'un compte d'électricité.

En colère, mais entretenant encore des relations avec Desrosiers pour récupérer son argent, la victime était prise dans un tourbillon.

Elle a tout de même réussi à lui faire signer une reconnaissance de dettes de plus de 25 000 $.

Contre toutes attentes, Desrosiers lui a remis une traite bancaire

de 91 565 $, qui s'est finalement avéré être encore une fois au faux document.

Antécédents

La victime a mené sa petite enquête lui permettant de constater que Desrosiers avait déjà été accusé de fraude en 2012 pour avoir utilisé l'identité de son colocataire, qu'il n'avait pas d'argent, aucune entreprise à son nom et qu'il avait fait une faillite de plus de 478 000 $ dont il n'était pas libéré.

Excédée et à bout de ressources, la victime a finalement porté plainte au Service de police de Sherbrooke pour une fraude de plus de 25 000 $ en voyages, dépenses de voyage, prothèses auditives, comptes en souffrance d'électricité, paiements de contraventions non payées, restaurants, vêtements et réparations de véhicules.

La perquisition menée en février 2016 chez Marc Desrosiers a permis de mettre la main sur des faux documents, des chèques personnalisés de plaignants antérieurs et de faux diplômes universitaires, dont un diplôme de deuxième cycle de l'Université de Sherbrooke en informatique.

Le fraudeur est détenu depuis son arrestation en février 2016.

Devant le tribunal, Marc Desrosiers a reconnu la fraude et la fabrication de faux documents.

En plus de la peine de détention, Desrosiers devra rembourser 7500 $ à la victime. À sa libération de prison, il devra respecter des conditions dans le cadre d'une probation de trois ans.

C'est Me Christian Raymond qui défendait l'accusé, alors que Me Isabelle Dorion représentait le ministère public.

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