Être plus forts que Monsanto

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Plusieurs Sherbrookois se sont réunis samedi après-midi pour manifester leur mécontentement face aux OGM. Ils demandaient au gouvernement du Québec d'agir face aux multinationales comme Monsanto et demandaient un étiquetage obligatoire pour les produits contenants des OGM.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Charlotte R. Castilloux</p>
Charlotte R. Castilloux

Journaliste stagiaire

La Tribune

(SHERBROOKE) Avec l'omniprésence des aliments génétiquement modifiés, il est parfois difficile de savoir réellement ce qui se trouve dans nos assiettes. D'où l'importance de s'informer et d'avoir des réglementations claires à ce sujet.

Près de 75 Estriens se sont regroupés samedi pour l'édtion sherbrookoise de la quatrième Marche mondiale contre Monsanto pour dénoncer l'utilisation abusive des organismes génétiquement modifiés (OGM).

Monsanto est l'une des compagnies agroalimentaires les plus puissantes de la planète et fournisseur de semences génétiquement modifiées. Quatre autres multinationales de ce calibre opèrent librement et c'est pour dénoncer le contrôle qu'elles exercent sur l'agriculture que plusieurs citoyens se regroupaient en ce 21 mai.

Les Québécois marchaient sous le thème « Nous sommes plus fort que Monsanto! » en réponse à la déclaration du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, M. Pierre Paradis d'octobre dernier. On se rappelle que l'automne dernier, le ministre Paradis affirmait que les compagnies comme Monsanto sont plus fortes que les gouvernements.

« Le gouvernement est là pour nous représenter, le peuple, pas les multinationales. Il a le pouvoir d'agir pour respecter la volonté des citoyens », expliquait Carl Lajeunesse, organisateur de la Marche sherbrookoise contre Monsanto.

Étiquetage des OGM

Les Sherbrookois profitaient également de l'événement pour demander au gouvernement du Québec une action pour l'étiquetage des OGM. Actuellement, plus de 60 pays ont déjà instauré des mesures d'étiquetage pour les produits contenant des OGM, dont les États-Unis dans l'état du Vermont.

Pour l'occasion, le député fédéral de Sherbrooke, Pierre-Luc Dusseault, était présent pour souligner l'importance de l'étiquetage des OGM au Québec, mais également au Canada. « On est plus que jamais dû pour avoir un étiquetage pancanadien. Pour laisser le choix aux consommateurs », mentionnait le député néo-démocrate, en précisant qu'un étiquetage obligatoire permettrait aux Canadiens d'être éclairés sur le contenu de leurs assiettes. D'autant plus « qu'il n'est pas clair que les OGM ne sont pas nocifs pour la santé », précise-t-il.

Le mouvement international de Marche contre Monsanto s'est déroulé dans 46 pays et regroupaient près de 330 marches citoyennes, dont quatre au Québec (Montréal, Québec, Saint-Georges de Beauce et Sherbrooke). Les manifestants sherbrookois se sont réunis au Marché de la gare, devant l'hôtel Times, et se sont dirigés pacifiquement jusqu'à l'hôtel de ville.

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