« On veut que le maire se tienne debout »

Des membres du SCFP se sont présentés à... (Spectre Média, René Marquis)

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Des membres du SCFP se sont présentés à l'hôtel de ville en apposant une quantité phénoménale d'autocollants revendiquant le droit des employés municipaux.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Charlotte R. Castilloux</p>
Charlotte R. Castilloux

Journaliste stagiaire

La Tribune

(SHERBROOKE) Près de 275 syndiqués du monde municipal ont rappelé haut et fort au nouveau président de l'UMQ et maire de Sherbrooke Bernard Sévigny, jeudi midi, qu'ils sont contre l'idée de donner le pouvoir aux Villes de décréter leurs conditions de travail.

Cette manifestation du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a tourné en une séance de tapissage en règle des fenêtres et des colonnes de l'hôtel de ville avec des autocollants aux couleurs syndicales.

L'opération s'est néanmoins déroulée sans débordement ni intervention policière. Aucun syndiqué n'a forcé les portes du bâtiment qui avaient été préalablement verrouillées par mesure de sécurité. Les syndiqués étaient venus poser des autocollants et s'en sont tenus à cette mission.

Rappelons que les syndicats étaient réunis en congrès à Sherbrooke depuis le début de la semaine sous l'égide du Conseil provincial du secteur municipal. Certains cols bleus de Sherbrooke étaient présents, mais ils ne composaient pas la majorité de la foule.

Dans l'attente du projet de loi promis par le gouvernement Couillard ce printemps pour rééquilibrer le rapport de forces entre les municipalités et leurs employés en matière de relations de travail, dans la foulée du pacte fiscal signé l'automne dernier, les syndicats municipaux sont sur les dents.

Ils l'ont montré la semaine dernière aux assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), où M. Sévigny a été élu président. Et ils ont tenu le même langage jeudi à Sherbrooke.

Dans le club des « pas fiables »

« On veut que le maire se tienne debout, qu'il soit rassembleur et non qu'il s'attaque à ses employés », a lancé Marc Ranger, directeur québécois du SCFP, en expliquant les raisons de la présence de ses troupes sur les terrains de l'hôtel de ville.

En plus de poser des autocollants sur l'hôtel de ville, les manifestants ont distribué des cartes à l'effigie du maire Bernard Sévigny disant qu'il n'est « pas fiable », qu'il « reniait les ententes passées » et qu'il était « un fervent partisan d'une loi pour décréter les conditions de travail ».

M. Sévigny est le 13e maire québécois visé par cette série de « cartes à collectionner » intitulées « Les pas fiables » du SCFP. L'initiative a pour but de dénoncer l'éthique douteuse d'acteurs majeurs du secteur municipal, et ce, partout au Québec, explique aussi M. Ranger.

Rappelons qu'au lendemain de son élection à la présidence de l'UMQ, M. Sévigny a dit que les manifestants ne feraient pas fléchir les maires du Québec dans leurs revendications.

« Ils défendent leurs membres. Moi et mes collègues défendons les contribuables. Nous ne sommes pas dans la même église. Nous sommes déterminés à avoir les outils comme véritable gouvernement », avait exprimé M. Sévigny.

Après avoir épuisé leurs provisions d'autocollants, les manifestants se sont dirigés dans les commerces du centre-ville pour encourager les restaurateurs locaux.

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