Une grève de 90 minutes

Les professionnels du gouvernement du Québec ont érigé... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Les professionnels du gouvernement du Québec ont érigé des piquets de grève pendant 90 minutes jeudi matin devant l'édifice gouvernemental du 200 Belvédère à Sherbrooke.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) Les professionnels du gouvernement du Québec ont érigé des piquets de grève pendant 90 minutes jeudi matin devant l'édifice gouvernemental du 200 Belvédère Nord à Sherbrooke.

Sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) estiment que les offres du gouvernement du Québec creusent l'écart salarial par rapport aux autres professionnels du secteur public. Un retard salarial qu'il estime se situer à environ 22 pour cent en termes de rémunération globale.

« La mission des professionnels demeure d'offrir de bons services à la population. Nous avions manifesté en février et mars avec des grèves de soir et de fin de semaine. L'objectif était d'entraver certaines activités du gouvernement sans nuire aux services à la population. Les négociations n'ont pas évolué depuis ce temps-là. Nous avons décidé d'accroître les moyens de pression », explique le représentant estrien du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, Jean-François Morin.

La grève de 90 minutes des 75 grévistes pourrait se répéter.

« C'est la première étape de l'intensification de nos moyens de pression. Nous envisageons les grèves ciblées. Nous avons un mandat de grève pour des heures et des minutes. Nous n'avons jamais été aussi mobilisés. Nous essayons de cibler nos grèves parce que nous voulons continuer à offrir de bons services à la population », assure Jean-François Morin.

Le mot d'ordre demeure de perturber le gouvernement sans nuire au public.

« On s'attend du gouvernement qu'il négocie de bonne foi et qu'il encourage le développement de l'expertise du gouvernement du Québec. C'est une expertise qui est importante. Nous demandons des conditions de travail comparables aux autres professionnels des autres provinces, des municipalités et du fédéral. C'est une parité qui était importante quand ils négociaient avec les médecins, mais ce n'est pas le cas avec les professionnels », constate Jean-François Morin.

Étant donné qu'ils n'étaient pas touchés par cette grève, les membres des autres syndicats de la fonction publique qui travaillent au 200 Belvédère Nord ont reçu l'ordre de leurs gestionnaires de franchir la ligne de grévistes et de rentrer au travail. Sous les cris des manifestants, ces employés syndiqués se sont pliés à l'ordre de leurs supérieurs, mais en rentrant dans l'édifice gouvernemental à reculons en guise de solidarité.

« Nous ne pouvons les empêcher formellement d'entrer dans l'édifice. Nous avions demandé à l'autre syndicat qui faisait partie du front commun de respecter notre ligne de piquetage. Cependant, ils ont reçu la consigne de rentrer quand même. Nous ne pouvions empêcher les citoyens de rentrer non plus », signale M. Morin.

Cette grève a touché plus de 17 000 membres de la fonction publique à travers le Québec, jeudi matin. En Estrie, ce sont 225 membres qui sont représentés par le SPGQ.

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