La réforme Barrette ignore les aînés, dénonce l'AQRP

Donald Tremblay, président national de l'AQRP, et Jean-Guy... (Spectre Média, René Marquis)

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Donald Tremblay, président national de l'AQRP, et Jean-Guy Saint-Gelais, président de l'AQRP pour la région de l'Estrie, demande au premier ministre Couillard de s'attarder à la réforme du ministre Barrette.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(SHERBROOKE) L'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) fera le tour de la province pour dénoncer les changements annoncés par la réforme Barrette, où les aînés seraient oubliés. Des revendications claires de la part de l'Association qui demande des changements au gouvernement Couillard.

C'est d'abord par devoir citoyen que l'AQRP prend la parole pour mettre en lumière des éléments négatifs de la réforme Barrette. Bien que la liste des revendications puisse être longue, les membres ont décidé de se concentrer sur quelques points qu'ils trouvent essentiels.

«Les monstres administratifs», les CISSS et les CIUSSS, empêchent une bonne gestion des ressources. «La population a besoin d'avoir accès au bon professionnel, au bon moment», souligne Donald Tremblay, président national de l'AQRP.

«Si le ministre Barrette croit régler le problème en démantelant les CLSC au profit des super-cliniques ou des groupes de médecine de famille (GMF), nous, à l'AQRP, nous ne croyons pas que cette mesure sera bénéfique pour la population», poursuit le président national. «Historiquement, les GMF n'ont pas souvent répondu aux exigences contractuelles les liant au réseau en matière d'accessibilité.»

La disponibilité des médecins est d'ailleurs une lacune du système. «Il ne faudrait pas avoir besoin d'un médecin pour accéder aux services de santé», poursuit M. Tremblay. L'Association croit que d'autres professionnels, comme les infirmières praticiennes, pourraient combler certains besoins des patients.

Et si les listes d'attente ne cessent de gonfler, les médecins ont encore le loisir de choisir les patients qu'ils ajouteront sur leur liste. Ce n'est pas parce qu'une personne est première sur la liste qu'elle accédera aux soins. «On croit que les aînés pourraient être mis de côté, puisqu'ils demandent plus de suivis, plus d'attention, plus de travail», précise M. Tremblay.

L'AQRP s'inquiète aussi pour les personnes âgées qui requièrent des soins à domicile. Jean-Guy Saint-Gelais, président de l'AQRP-Estrie, rappelle qu'à l'époque où il était titulaire du ministère de la Santé, Philippe Couillard avait annoncé que des sommes seraient transférées, au détriment de quelque place en CHSLD, vers le service de maintien à domicile. «Malheureusement, l'argent n'a pas été déplacé vers ce service, ce qui amène un sérieux problème», soutient M. Saint-Gelais.

Pour pallier ce problème, des personnes âgées plus nanties commencent à faire appel à des services à domicile privés. Elles ont donc la chance d'avoir plus d'un bain par semaine et d'avoir un peu plus de confort qu'avec les services d'un CHSLD. «Ce n'est pas tout le monde qui a les moyens de se payer ces services. Ça rend les personnes aînées vulnérables encore plus vulnérables», ajoute Donald Tremblay.

Au début des années 2000, M. Couillard avait décidé, à cette époque d'unifier les CHSLD, les CLSC et les hôpitaux d'un territoire donné afin d'offrir des services de proximité à la population. «Ce que le Dr Barrette est en train de faire en ce moment va totalement à l'encontre de ce qui a été fait par le Dr Couillard. Nous demandons au premier ministre de s'attarder à ce que fait son ministre de la Santé», conclut M. Tremblay.

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