Les pancartes seront tolérées jusqu'à vendredi

Le Syndicat canadien de la fonction publique a... (Spectre Média, René Marquis)

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Le Syndicat canadien de la fonction publique a affiché clairement ses couleurs sur des artères importantes de la ville de Sherbrooke, depuis dimanche, alors que le congrès du Conseil provincial du secteur municipal se tient à l'hôtel Delta. Les syndiqués manifesteront devant l'hôtel de ville jeudi midi.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Les pancartes du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) qui sont apparues sur différentes artères de la ville de Sherbrooke en fin de semaine, pour dénoncer le pacte fiscal, seront tolérées pour quelques jours encore, mais seulement aux abords du Delta, où se tient jusqu'à vendredi le congrès du Conseil provincial du secteur municipal (CPSM).

C'est ce que le maire Bernard Sévigny a précisé à La Tribune, mardi, en ajoutant que le comité exécutif avait également demandé un avis juridique sur la question afin d'être en mesure de réagir plus promptement s'il y a une prochaine fois.

« La loi sur les élections et les référendums permet l'affichage sur les poteaux en campagne électorale. Mais en dehors des campagnes électorales, c'est le règlement municipal qui s'applique, résume M. Sévigny. En même temps, on a beau interdire ce genre d'affichage d'opinions, il y a la charte des droits qui garantit la liberté d'expression. C'est une question de dosage et c'est comme ça qu'on le gère. Mais l'affichage devra rester autour de l'hôtel Delta, parce qu'il y a le congrès du CPSM qui s'y tient. »

Tout en assurant que l'accrochage de ces pancartes était une initiative du CPSM pour marquer sa présence à Sherbrooke, le président du syndicat des cols bleus de Sherbrooke, Mario Bernard, a fait savoir que les politiques de la Ville allaient être respectées dans le courant de la journée de mardi.

« Les pancartes sont là pour annoncer que le congrès a lieu. Ce ne sont pas des pancartes malsaines. Elles font juste rappeler que nous voulons négocier. Ce n'est pas non plus une action entreprise par les cols bleus de Sherbrooke. C'est une action du CPSM dont font partie les cols bleus de Sherbrooke », dit M. Bernard.

Manifestation

Les 200 à 250 congressistes qui passent la semaine à Sherbrooke seront par ailleurs plus visibles jeudi midi alors qu'ils iront manifester devant l'hôtel de ville.

« Si le congrès avait eu lieu à Saint-Hyacinthe, on n'aurait rien fait, explique M. Bernard. Mais comme on est à Sherbrooke et que le maire vient d'être élu président de l'UMQ, l'occasion est trop belle. On va prendre une photo devant l'hôtel de ville, on va distribuer des tracts puis on va aller dîner dans les restaurants du centre-ville. Il n'est pas question de virer les autos à l'envers. »

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