Un outil pour freiner les vols de ruche

Les étudiants du Cégep de Sherbrooke, Samuel Delage... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Les étudiants du Cégep de Sherbrooke, Samuel Delage et Emmanuel Lambert présentent un appareil permettant de surveiller des ruches à distance.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(SHERBROOKE) Deux étudiants du Cégep de Sherbrooke pourraient avoir trouvé une solution aux vols de ruches, comme celui survenu à Saint-Valère en avril dernier, où 184 ruches ont été volatilisées.

Neuf mois ont été nécessaires à Samuel Delage et Emmanuel Lambert, tous deux finissants en Technologie de systèmes ordinés du Cégep de Sherbrooke, pour élaborer, planifier et créer le prototype d'un système de télésurveillance de ruches à distance.

Faisant partie de la famille propriétaire de la Miellerie Lambert, Emmanuel Lambert a toujours vécu avec les défis qui guettent les apiculteurs. La distance qui éloigne chacun des ruchers peut engendrer des coûts de 200 $ par jour pour faire une tournée des installations, sans parler du risque de vols qui est de plus en plus grandissant.

C'est avec une balance connectée à un réseau cellulaire que le système fonctionne. En plus de connaître la variation du poids, donc de la production de miel, les apiculteurs peuvent obtenir des données sur la température des ruches et le taux d'humidité, des données importantes pour le soin et la surveillance des ruchers.

Avec le vol de 5,5 millions d'abeilles qui a eu lieu dernièrement, le projet arrive juste à point. « On pense rendre service aux apiculteurs. S'ils voient qu'il y a une chute de poids significative, ils pourront comprendre soit que la ruche est tombée, soit qu'elle s'est fait voler », mentionne Emmanuel Lambert. Les deux jeunes veulent également ajouter un système de GPS pour pouvoir localiser les ruches en tout temps, autre caractéristique incontournable dans le contexte actuel.

« On compte vendre le prototype du système de télésurveillance 500 $. C'est très concurrentiel, sachant que chaque système peut mesurer jusqu'à quatre ruches à la fois », explique Samuel Delage. Même si plusieurs investisseurs les ont approchés pour commercialiser leur projet, les jeunes hommes n'ont pas encore pris de décision, et il reste beaucoup de détails à éclaircir, selon eux. Le prix final sera à décider plus tard, lorsque le projet ne sera plus un prototype.

Benoit Beaulieu et Richard Cloutier, des enseignants en Technologie de systèmes ordinés, sont très fiers du projet réalisé par les étudiants. Ils croient également que la commercialisation du projet se fera rapidement, et que plusieurs apiculteurs seront intéressés par le produit.

Emmanuel et Samuel ont remporté plusieurs prix grâce à leur projet. En plus de gagner le prix collégial individuel et petit groupe au volet régional du Défi OSEntreprendre, ils ont également décroché une bourse de 1500 $ avec leur première position au concours Crée ta ville, dans le volet TECHNO.

Les abeilles universitaires sont de retour

La colocation entre les étudiants universitaires et les abeilles reprend cette année, cette fois avec l'acquisition de deux ruches par Ruche Campus.

L'an dernier, c'est 30 kg de miel qui ont été récoltés par le projet Ruche Campus. En doublant ses installations cette année, le projet veut, en plus de récolter le miel et s'occuper des abeilles, sensibiliser davantage la population à la situation précaire des fabricantes de miel.

Une collaboration entre Ruche Campus et certains professeurs-chercheurs permettra à des étudiants en écologie et en géomatique d'effectuer des travaux en lien avec l'environnement de la ruche. Une initiative du nouveau comité pour l'éducation et la recherche de Ruche Campus. L'organisation, qui en est à sa deuxième année, voudrait en savoir plus sur les plantes mellifères et les autres insectes pollinisateurs qui sont dans le même espace que les abeilles et leur ruche.

En plus de ces recherches, un autre comité a été créé. Celui-ci se concentrant davantage à la préparation d'activités de sensibilisation. Bien que la conscientisation de la communauté étudiante de l'Université de Sherbrooke se poursuive encore cette année, des activités éducatives ont également été créées pour les élèves du primaire de l'Estrie. Ces derniers sont très curieux et s'intéressent au monde des abeilles. Déjà, les premières rencontres avec les enfants montrent leur soif d'en apprendre plus sur le sujet.

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