La bataille n'est pas terminée pour Élissa Grondin

La petite Élissa Grondin, greffée d'un coeur il... (Archives, La Tribune)

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La petite Élissa Grondin, greffée d'un coeur il y a près de deux mois, devra demeurer aux soins intensifs de l'hôpital Sainte-Justine encore un bon moment en raison de son état de santé instable.

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(SHERBROOKE) Les parents d'Élissa Grondin croyaient enfin pouvoir quitter l'hôpital avec leur fille ce mois-ci. Mais au cours des derniers jours, l'état de santé de la petite s'est détérioré, si bien qu'elle ne pourra probablement pas rentrer chez elle avant encore un ou deux mois.

« On a fait quelques pas en arrière », confie la mère d'Élissa, Josée Scantland, au téléphone.

Alors que la fillette de cinq ans avait recommencé à sourire, à manger et à s'émerveiller après avoir reçu un nouveau coeur le 29 mars, elle doit désormais à nouveau être branchée pour que ses poumons reçoivent suffisamment d'oxygène. La plupart du temps, elle doit aussi être gavée pour prendre ses repas.

« Au niveau du sevrage d'oxygène, elle est loin d'être prête à retourner à la maison, constate Mme Scantland. Hier, elle était essoufflée juste à respirer par elle-même. Son diaphragme devient fatigué rapidement. »

« Quand elle mange des repas par elle-même, sans être gavée, c'est seulement cinq à dix bouchées. »

Même si son état demeure précaire, Élissa commence à tolérer un peu mieux l'activité physique : elle est désormais capable de rester debout quelques minutes, ce qui représente une belle amélioration selon ses parents.

De l'appui « très apprécié »

« Dans la région, on nous soutient vraiment beaucoup, souligne Josée Scantland. Il y a entre autres la Fondation en coeur qui nous a donné un bon montant d'argent, et certains entrepreneurs nous aident gratuitement à finir notre maison. C'est très apprécié. »

Mme Scantland et Patrick Grondin, son conjoint, espèrent terminer la construction de leur demeure le plus rapidement possible afin qu'Élissa puisse avoir une chambre à son arrivée. Mais avec le salaire de la maman en moins, celle-ci ayant cessé de travailler pour prendre soin de sa fille, les sous se font plus rares.

« Les gens pensent que depuis qu'Élissa a reçu son coeur, la bataille est finie, mais ce n'est pas comme ça que ça marche. C'est sûr qu'on a hâte de rentrer chez nous, mais pour l'instant, on fait des pas de souris. On espère être sortis d'ici cet été, dans un ou deux mois. Par contre, à la vitesse que ça va, on ne sait pas », conclut la mère.

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