Pour briser l'isolement des aidants naturels

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Lors du premier atelier du projet Réseau Entraide Parkinson (REP), Mylène Poirier fait des exercices avec un groupe de personnes atteintes de Parkinson.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(SHERBROOKE) Le projet Réseau Entraide Parkinson (REP), développé par Parkinson Estrie, vient en aide aux proches aidants en leur offrant gratuitement un lieu de partage, de conseils et d'écoute.

Les proches aidants sont souvent les derniers à demander de l'aide, par orgueil ou peut-être par gêne. Ils s'isoleront, parce que c'est moins compliqué de rester à la maison que de sortir avec une personne malade. Ils remarqueront, au fil des ans, de nombreux changements dans le comportement de la personne malade, sans qu'ils puissent faire quoi que se soit.

« Recevoir un diagnostic et vivre avec la maladie de Parkinson est une épreuve difficile pour les personnes atteintes, leur famille et leur accompagnateur », souligne Guy Hardy, député de Saint-François.

Ces aidants naturels ont besoin d'un coup de main, ou simplement d'une oreille pour les écouter. Dans cette optique, Parkinson Estrie vient tout juste de lancer son projet REP qui viendra donner, le temps d'un après-midi aux deux semaines, un répit à ces ressources aidantes. Pendant que les personnes atteintes de Parkinson feront une séance d'activités physiques adaptées, les proches aidants pourront participer à des ateliers informationnels sur la maladie. Ils pourront aussi partager leur histoire, leurs trucs, leurs responsabilités et leur vision de leur rôle.

Une ligne téléphonique privée a également été ouverte pour offrir un soutien supplémentaire pour ceux qui préfèreraient parler de manière anonyme à une personne formée pour les aider.

Le but est d'offrir un lieu d'écoute et d'ouverture pour sortir ces personnes de l'isolement, tout en leur offrant un soutien psychosocial. « Tout devient compliqué quand on accompagne une personne atteinte de Parkinson », mentionne Dre Marcelle Roy, médecin de famille retraitée atteinte de la maladie depuis huit ans. Elle rappelle par le fait même que la maladie apparaît de différentes façons : tremblement, chutes, difficulté à marcher, etc., et qu'il s'agit d'une maladie incurable. « C'est différent pour chaque malade », ajoute-t-elle.

Pour la réalisation de ce projet, l'Appui Estrie a accepté de financer Parkinson Estrie, au terme de son sixième appel de projets. Il s'agit d'un premier partenariat entre les deux organismes. Une somme de 30 000 $ a été versée pour la mise en place du projet REP. Ceci représente une contribution importante, sachant qu'au total, les coûts pour le projet s'élèvent à 35 000 $. « Il s'agit d'un projet pilote, il a reçu un financement pour une année. S'il reçoit tout le succès qu'on lui souhaite, il y aura certainement une suite à ce beau projet », précise Geneviève Côté, directrice générale de l'Appui Estrie.

Sercovie ouvre ses portes à Parkinson Estrie pour lui offrir des locaux adéquats. « Cette collaboration ne date pas d'hier, ça fait plus d'une dizaine d'années qu'on travaille ensemble », indique Rémi Demers, directeur général de Sercovie. « Sentez-vous chez vous, parce que vous êtes chez vous. »

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