La SAAQ impose des restrictions aux épileptiques

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Le conducteur a terminé sa course dans la façade du concessionnaire Toyota de la rue King Ouest.

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(SHERBROOKE) Une personne épileptique peut conduire un véhicule, mais des restrictions s'appliquent, selon l'évolution de son état de santé et la fréquence des crises.

À la suite de l'accident causé samedi dernier par un conducteur en crise d'épilepsie, qui a démoli partiellement la façade du concessionnaire Toyota Sherbrooke sur la rue King Ouest, La Tribune s'est intéressé aux règlements imposés par la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) quant à la conduite des personnes épileptiques et à la compréhension de la maladie.

Ce n'est pas parce qu'une personne est atteinte d'épilepsie qu'elle ne peut pas conduire. Cependant, la Société de l'assurance automobile du Québec peut demander un rapport médical avant d'accorder le permis de conduire, ou de le renouveler. Il est du devoir du médecin de déclarer à la SAAQ tout patient qui n'a pas les aptitudes optimales pour la conduite automobile.

Selon le Règlement sur les conditions d'accès à la conduite d'un véhicule routier relatives à la santé des conducteurs, un épileptique doit attendre au moins douze mois, à la suite d'une crise, avant de reprendre le volant. Si sa médication change, il doit s'être écoulé trois mois depuis la dernière crise pour que la personne puisse conduire à nouveau.

« L'épilepsie est une décharge anormale de neurones au cerveau », explique Dr Charles Deacon, neurologue, spécialisé en épilepsie. Il existe deux sortes d'épilepsie : la généralisée et la focale.

La généralisée touche l'ensemble du cerveau et il n'y a habituellement pas de cause connue de la maladie. « Dans le cas des généralisées, il y a dix pour cent des chances de transmettre les gènes qui provoquent les crises à ses enfants ou aux autres générations», ajoute Dr Deacon.

L'épilepsie focale, quant à elle, nait généralement suite à une lésion cérébrale, une tumeur, un AVC ou d'une autre affectation au cerveau. « Il faut toujours prendre en compte l'historique médical lorsqu'on traite une personne atteinte d'épilepsie », mentionne le neurologue.

Il y a trois niveaux de crises dans l'épilepsie. Le premier est une crise focale, sans altération de l'état de conscience. Donc la personne est consciente de la crise et de ce qui l'entoure. Le deuxième représente une crise focale avec altération de l'état de conscience. Dans ce cas, il y a une perte de contact avec l'environnement. Finalement, le troisième niveau désigne une crise généralisées qui entraine des convulsions, caractérisées par des raideurs musculaires, des mouvements anormaux et une perte de conscience de l'environnement. Elles sont souvent plus spectaculaires.

« Souvent, lorsqu'il y a un accident de voiture, il s'agit d'une crise de niveau deux ou trois », commente Dr Deacon.

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