Couillard promet de « rééquilibrer le rapport de forces »

Philippe Couillard a réitéré jeudi sa promesse de... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Philippe Couillard a réitéré jeudi sa promesse de « rééquilibrer le rapport de forces » entre les municipalités et leurs employés en matière de relations de travail, mais il est resté vague sur les moyens qui seront utilisés, évitant de parler d'accorder aux villes le pouvoir de décréter les conditions de travail.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Philippe Couillard a réitéré jeudi sa promesse de « rééquilibrer le rapport de forces » entre les municipalités et leurs employés en matière de relations de travail, mais il est resté vague sur les moyens qui seront utilisés, évitant de parler d'accorder aux villes le pouvoir de décréter les conditions de travail.

Le premier ministre a tenu ces propos au Centre des congrès de Québec, où se déroulent les assises de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), réunissant 1500 délégués.

Il a reçu un accueil des plus bruyants, alors que quelques milliers d'employés municipaux ont tenu jeudi matin une importante manifestation devant l'édifice, sous l'oeil attentif de l'escouade antiémeute (voir autre texte ci-contre).

Dans son allocution, le premier ministre a été avare de détails sur sa promesse, mais ferme sur le ton.

« On s'est engagé à rétablir le rapport de forces en matière de relations de travail au bénéfice des contribuables. Nous allons le faire », a-t-il lancé.

« Mon choix, c'est celui de la confiance envers les élus municipaux. Ma destination, c'est une négociation véritablement libre, parce qu'assise sur un rapport de forces égalisé. Et mon parti pris, mon seul parti pris, c'est le vôtre également, c'est le contribuable, c'est le citoyen, c'est le payeur de taxes », a poursuivi M. Couillard.

Il ne s'est toutefois pas mouillé au sujet d'accorder le pouvoir aux villes de décréter les relations de travail, la raison principale de la manifestation des employés municipaux qui dénoncent vertement une telle possibilité.

Il promet toutefois un projet de loi dès ce printemps.

La veille, le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, n'avait pas non plus voulu parler de décret des conditions de travail, rappelant que la signature du gouvernement dans le dernier pacte fiscal - qui demandait des compressions financières importantes aux municipalités, soit 1,2 milliard $ sur quatre ans - se limitait à rétablir le rapport de forces, en se servant du « meilleur moyen » disponible.

Jeudi, le nouveau président de l'UMQ, Bernard Sévigny, aussi maire de Sherbrooke, a été plus conciliant que sa prédécesseure, Suzanne Roy, qui disait la veille que le pouvoir de décréter les conditions demeurait justement « le meilleur moyen ».

M. Sévigny convient qu'il y a un flou sur ce qui va être fait.

Mais il croit que l'essentiel est de trouver « la meilleure formule ». Quant à savoir si cela correspond à un pouvoir municipal de décréter ou à un autre véhicule, « l'important est de rééquilibrer le rapport de forces », a-t-il dit.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer