La suspension des activités de Val-Estrie trouble les familles

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La suspension des activités estivales du Camp Val-Estrie a contraint de nombreux parents à dénicher très rapidement un plan B pour leurs petits vacanciers.

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(COATICOOK) La suspension des activités estivales du Camp Val-Estrie annoncée le 25 avril dernier a contraint de nombreux parents à dénicher très rapidement un plan B pour leurs petits vacanciers. Un tour de force qui consiste à tenter de concilier la disponibilité, la localisation et le coût des services d'animation estivale (SAE) ou camps de jour en région, ainsi que le lieu de travail de papa et maman.

Parmi ceux-ci, la Watervilloise Pamela Boisvert, maman de trois enfants, dont un fréquente fort heureusement la garderie. Son fils Édouard âgé de huit ans en était à sa troisième année au Camp Val-Estrie et se préparait à vivre l'expérience des médiévales pour la première fois. Inutile de dire que la déception a été grande.

« Étant donné qu'Édouard pratique le karaté à Sherbrooke depuis le mois de janvier, il était possible de l'inscrire au camp de karaté pour quelques semaines », explique Pamela. Pour combler les semaines restantes, elle explore les options qui s'offrent à elles du côté de Sherbrooke et de North Hatley avant d'apprendre que Waterville offrira son propre service d'animation estivale.

Comme d'autres parents, elle déplore cependant que le service ne soit pas offert à la semaine, puisqu'elle a déjà engagé des frais dans d'autres camps et que des vacances en famille sont prévues. De plus, le service prenant fin à 16 h, des frais supplémentaires sont exigés pour le service de garde, d'autant plus que maman travaille à Magog et papa à Sherbrooke. La famille ne pouvant compter sur son entourage immédiat, Pamela devra donc faire appel à la compréhension de son employeur afin de lui permettre de quitter plus tôt et ainsi éviter les frais de garde. « Je commence à trouver ça laborieux, surtout qu'ils seront trois l'an prochain! », soupire Pamela.

De leur côté, les Comptonois Patricia Sévigny et Philippe Lessard avaient ciblé le Camp Val-Estrie comme première expérience de camp de jour pour leur petit bonhomme Charles âgé de six ans. « Même si le Camp Val-Estrie coûte plus cher, il représentait une option logistiquement intéressante pour les parents qui travaillent à Sherbrooke », soutient Patricia.

Absence de SAE

Or, ce qu'elle dénonce, c'est l'absence d'un SAE dans sa municipalité. « Le service d'animation estivale, c'est le prolongement de l'école! Pourquoi une municipalité de 3000 habitants appelée à se développer et une école qui déborde ne possède-t-elle pas son propre service d'animation? questionne Patricia. Un des considérants de la Municipalité est qu'elle ne possède pas les infrastructures adéquates, mais lorsque mon conjoint était jeune, l'OTJ était offerte à l'école! »

En attendant que le SAE soit disponible à Compton, plusieurs mamans lui ont dit qu'elles « s'offriraient le luxe » de se payer une gardienne à la maison tout l'été. De son côté, Charles se prépare à vivre son premier camp de jour à l'Université Bishop's, tout comme les deux petites filles de Marie-Ève Rodrigue, laquelle a elle aussi dû se rabattre sur une solution alternative au Camp Val-Estrie.

« Un service d'autobus était proposé à partir de Compton pour le camp Frontier Lodge à Saint-Herménégilde, mais les enfants devaient être à l'arrêt d'autobus à 7 h et revenaient au village à 17 h. C'est beaucoup trop long pour de jeunes enfants! L'idéal serait d'avoir un camp de jour à Compton!, déclare Marie-Ève. On fait tout pour garder nos enfants à Compton, mais lorsque l'été arrive, on n'a plus de place pour eux alors qu'on a plein d'adolescents qui se cherchent des emplois d'été! »

En guise de compensation, notamment parce que les frais d'inscription sont plus chers pour les résidents extérieurs, la Municipalité de Compton offre aux parents une aide financière de 155$ par enfant pour un camp d'une durée minimale de 15 jours. Qui a dit que l'été c'est les vacances?

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