Sévigny perplexe devant les chiffres du palmarès des HEC

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Bernard Sévigny mentionne que les données contenues dans l'étude du Centre sur la productivité et la prospérité HEC Montréal ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux que possède la Ville et qu'il faudrait une analyse plus poussée avant de pouvoir les commenter plus précisément.

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(SHERBROOKE) Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny peinait à réagir aux données du palmarès des municipalités du Centre sur la productivité et la prospérité HEC Montréal publiées dans nos pages lundi selon lequel les dépenses municipales avaient diminué de 1,8 % à Sherbrooke en 2014. Le directeur du service des finances et trésorier François Poulette cherche d'ailleurs à comprendre la nature des statistiques contenues dans l'étude.

« Honnêtement, il faudra analyser les données un peu plus. S'agit-il de données réelles, de données budgétaires, de résultats consolidés? Notre directeur des finances a regardé ça et il ne sait pas à quel saint se vouer. Certains résultats sont contre-intuitifs. On dit que la baisse la plus marquée des dépenses c'est le réseau d'Hydro-Sherbrooke, alors que s'il y a un endroit où les dépenses ont augmenté, c'est à Hydro-Sherbrooke parce qu'on achète plus d'énergie. Même chose quand on parle d'une diminution des dépenses de 1,8 % alors que nous avons une croissance de 1,1 % en 2014. Avant de tirer des conclusions, M. Poulette parlera avec le chercheur qui a mené l'étude », réagit d'emblée M. Sévigny.

Le maire rappelle par ailleurs que les principaux efforts de rationalisation et d'optimisation ont été faits en 2015. « C'est la réforme des loisirs et la réforme des parcs. Je ne pourrais pas dire en pourcentage le résultat à ce moment-ci. C'est une tendance provinciale. Quand Régis Labeaume parle de l'abolition de centaines de postes, c'est clair que ça finit par paraître dans les résultats financiers. S'il y a une tendance, oui, parce qu'il y a une volonté de contrôler les dépenses, mais dans le comparatif, c'est difficile de commenter. »

Transferts

Robert Gagné, directeur du Centre sur la productivité et la prospérité HEC Montréal, indiquait que les villes ne peuvent pas continuellement invoquer les transferts de responsabilités de Québec vers les municipalités pour exiger un meilleur financement puisque l'étude prouve, selon lui, que les municipalités peuvent contrôler davantage leurs dépenses.

« Il y a quand même des transferts de responsabilités. Le schéma de couverture de risques, quand on construit des casernes de pompiers comme on le fait, ça ne paraît pas dans le budget d'exploitation parce que c'est immobilisé. Il y a un certain nombre de responsabilités qui viennent directement de Québec. Le gouvernement a coupé 300 millions dans le budget des municipalités dans le pacte fiscal. C'est sûr qu'il y a une contorsion des dépenses. À première vue, ça peut donner une impression, mais ça justifie plutôt pourquoi on se plaint et pourquoi on veut un outil de contrôle de la masse salariale. C'est plus complexe que de dire que les dépenses baissent et qu'il ne faudrait pas se plaindre des transferts gouvernementaux. »

M. Sévigny peinait pour les mêmes raisons à expliquer pourquoi Sherbrooke passait du cinquième au neuvième rang parmi les grandes villes pour le taux global de taxation. « Nous ne sommes pas la ville qui a le plus d'appétit dans les tarifs. C'est davantage dans le foncier. Chaque fois que nous nous comparons avec les grandes villes, nous sommes deuxièmes derrière Saguenay alors nous nous expliquons mal ces résultats parce que nous ne les comprenons pas. »

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