Elle dénonce une coupe massive de pruches centenaires sur Galt

Geneviève Drouin déplore le déboisement d'une forêt de... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Geneviève Drouin déplore le déboisement d'une forêt de pruches centenaires.

Spectre Média, Frédéric Côté

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

Au coin du boulevard de l'université et de la rue Galt Ouest se trouvait une forêt de pruches centenaires. Un complexe domiciliaire est dorénavant en construction et, pour réaliser le projet, le promoteur doit dessoucher le secteur.

Le déboisement de la forêt qui coupait les habitations de l'autoroute laisse un goût amer aux résidents. « Je pense qu'en tant que société, on est capable de faire des projets de manière respectueuse de l'environnement, peu importe l'envergure du projet », déplore Geneviève Gouin, résidente du secteur. La citoyenne agit au nom de ses principes en dénonçant cette coupe massive. Elle ne se dit pas contre le projet domiciliaire, mais elle aimerait que le promoteur prenne en considération la valeur de la forêt qu'il rase à l'heure actuelle.

La forêt a été catégorisée par la ville comme une zone de moyenne valeur, en raison de ses pruches centenaires. Mme Drouin ne veut pas montrer du doigt une personne en particulier, elle croit simplement que la ville s'expose à une perte écologique incroyable. Elle est d'ailleurs consciente qu'il y a déjà eu des adaptations faites dans ce projet, et elle en est très reconnaissante. « Je suis à la recherche d'une solution commune pour les citoyens de Sherbrooke. Je veux qu'on apprenne de ces expériences pour grandir et établir des critères afin de garder notre ville verte », ajoute-t-elle.

Pour compenser le geste du promoteur, la citoyenne a décidé de planter des arbres sur son propre terrain. Elle souhaite ainsi donner un exemple à ses enfants. Plusieurs voisins ont choisi de la suivre dans cette initiative.

Le projet répond aux normes

Du côté des Entreprises Lachance, Louis-Olivier Roy, directeur des opérations, affirme que le projet répond aux normes de la ville et de celles du ministère de l'Environnement. « Le projet a été déposé il y a plusieurs années et n'a abouti que plus tard en raison de toutes les vérifications que les inspecteurs ont dû faire », ajoute M. Roy. Il précise qu'une partie de la forêt sera conservée, soit un peu plus de 15 % de la superficie totale du projet. Si les acheteurs du complexe immobilier veulent préserver les arbres sur leur terrain, le promoteur mentionne qu'il est possible de faire des arrangements, bien qu'il ne s'agisse pas d'une demande fréquente.

Au service des communications de la Ville de Sherbrooke, on précise qu'il ne s'agit pas d'une coupe à blanc qui a été autorisée, mais bien d'un permis d'ouverture de rue. Le promoteur a donc l'autorisation de dessoucher l'espace suffisant pour la création de la rue, et un peu plus pour être certain d'avoir la surface nécessaire pour effectuer les travaux. Ce premier permis, octroyé aux Entreprises Lachance, concerne uniquement l'ouverture de la rue Imelda-Lefebvre. Le promoteur devra, une fois les travaux de la rue terminés, faire une nouvelle demande de permis. Un inspecteur de la ville prendra alors compte du travail accompli et émettra des normes au sujet de la coupe des arbres sur les lotis. Le projet est déjà connu du public depuis plusieurs années.

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