Maman, athlète et paraplégique

L'athlète en fauteuil roulant Diane Roy profite de... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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L'athlète en fauteuil roulant Diane Roy profite de chaque instant passé aux côtés de son petit Émile, qui aura bientôt 14 mois.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Être maman comporte son lot de défis. L'athlète en fauteuil roulant Diane Roy en sait quelque chose : après avoir perdu l'usage de ses jambes à 17 ans et avoir dû recourir à l'insémination artificielle pour donner naissance à son fils, la maman de 45 ans élève aujourd'hui son petit Émile seule, tout en s'entraînant dans l'espoir de participer aux Jeux paralympiques de Rio.

Celle qui célèbre ce dimanche sa deuxième fête des Mères a fait preuve de beaucoup de patience pour pouvoir porter un enfant. Début quarantaine, célibataire, Diane Roy décide d'utiliser l'insémination artificielle, refusant de faire une croix sur la maternité. Malgré son handicap, elle se sent prête à prendre soin d'un tout-petit sans quelqu'un à ses côtés.

« C'est sûr que j'avais des doutes, parce que je me demandais parfois si j'allais être capable, confie-t-elle. Mais je le voulais tellement. Je me disais que quand ça allait arriver, j'allais m'adapter. »

Diane a l'habitude de dire : « On traversera le pont quand on sera rendu à la rivière ». Avec Émile, qui aura 14 mois la semaine prochaine, la maman suit aussi cette philosophie, en prenant la vie au jour le jour.

« Quand il était petit, c'était plus compliqué de le prendre, de tenir sa tête, raconte-t-elle. Mais avec le temps, tu développes des trucs. À chaque période, on s'adapte tous les deux, et ça va bien. »

Jeux paralympiques de Rio

Tout en veillant sur son fils qui peut maintenant dire « maman », Diane Roy s'entraîne activement en espérant être sélectionnée pour les Jeux paralympiques de cet été.

« J'ai passé deux mois en Floride cet hiver, et là, j'ai repris l'entraînement ici, mentionne-t-elle. Dans deux semaines, je pars pour une grosse compétition en Suisse et j'en ai une autre bientôt aux États-Unis. »

« Je vais savoir seulement en juillet si je suis prise pour les Jeux. Je travaille fort là-dessus! »

Difficile, le double rôle de maman et d'athlète? « C'est sûr que ça prend plus de temps et d'organisation, avoue la médaillée paralympique. Vu que j'ai moins de temps, je fais un bon entraînement par jour, et pas deux ou trois! »

Chose certaine, si Diane Roy accède aux Jeux de Rio, ce seront ses derniers. « J'ai quand même 45 ans et j'ai envie de passer à autre chose », souligne-t-elle.

Dans l'éventualité où elle ne se rendrait pas au Brésil, l'athlète envisage de retourner sur le marché du travail à temps plein, étant donné qu'elle ne reçoit actuellement plus aucun soutien financier de Sports Canada. En effet, puisqu'elle n'a pas pu participer à certaines compétitions pendant sa grossesse, elle se voit privée depuis décembre d'un revenu important.

Pour l'instant, Diane Roy profite de la fête des Mères pour passer du bon temps avec Émile. « Je vis chaque moment au maximum, je savoure chaque instant avec lui, parce que je l'ai tellement attendu! »

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