Soins palliatifs: l'accessibilité demeure inégale

Jeudi et vendredi avait lieu le 26e Congrès... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Jeudi et vendredi avait lieu le 26e Congrès annuel de l'Association de soins palliatifs du Québec à l'hôtel Delta de Sherbrooke. Sur la photo, on reconnaît Dre Christiane Martel, présidente de la Société québécoise des médecins en soins palliatifs, conférencière pour le Congrès de soins palliatifs et médecin à la Maison Victor-Gadbois et Alberte Déry, présidente de l'Association québécoise des soins palliatifs.

Spectre Média, Frédéric Côté

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<p>Charlotte R. Castilloux</p>
Charlotte R. Castilloux

Journaliste stagiaire

La Tribune

L'accessibilité des soins palliatifs a fait l'objet d'intéressantes discussions lors des plénières du 26e Congrès annuel de l'Association de soins palliatifs du Québec. L'événement se déroulait jeudi et vendredi sous le thème L'émergence de l'approche palliative.

Si la Loi concernant les soins de fin de vie, entrée en vigueur en décembre 2015, affirme le droit de tous les Québécois à recevoir des soins de fin de vie de qualité, l'accessibilité des soins palliatifs n'est pas la même partout au Québec. Alors que des régions offrent d'excellents services, d'autres sont laissées de côté puisque les ressources sont plus rares. Selon Dre Christiane Martel, présidente de la Société québécoise des médecins en soins palliatifs, conférencière pour le Congrès de soins palliatifs et médecin à la Maison Victor-Gadbois, « la volonté est là » et les intervenants sont prêts à s'impliquer pour offrir, comme le plan de développement du gouvernement le prévoit, une médecine palliative plus accessible d'ici 2020.

Et l'Estrie dans tout ça?

En Estrie, comme l'indique Dre Chantal Doyon, médecin à la Maison Aube-Lumière de Sherbrooke et conférencière pour le Congrès de soins palliatifs, de manière générale, les soins sont accessibles sur tout le territoire. Les acteurs de la région sont également très ouverts à l'avancement d'une médecine palliative.

Même que les deux premières maisons de soins palliatifs à offrir les soins d'aide médicale à mourir sont des maisons de l'Estrie.

De plus, comme l'Estrie est un petit milieu où tous se connaissent, il y a un respect et un travail d'équipe qui règnent dans le domaine et qui empêchent la concurrence en facilitant le réseautage et les échanges. « C'est une force de l'Estrie, je pense que ça peut influencer d'autres régions », souligne Dre Doyon en mentionnant l'étroite collaboration des intervenants de la région afin de faire avancer les soins palliatifs en Estrie.

Des soins primordiaux

Qu'il s'agisse de soins de confort ou de soins de fin de vie, les soins palliatifs sont primordiaux pour la dignité des patients ainsi que l'accompagnement des familles.

« La caractéristique du soin palliatif c'est qu'il arrive quand le système curatif dit aux gens qu'on ne peut plus rien faire », explique Dre Martel. En effet, la médecine palliative entre en scène lorsque la médecine curative, celle qui vise à guérir les patients, devient impuissante.

Cette médecine « accompagne les patients de la vie jusqu'à la fin, mais ne hâte pas les décès et ne les retarde pas non plus », souligne Dre Martel. La médecine palliative est également systémique puisqu'elle assure un support au réseau du patient, conjoint, famille, etc.

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