Les séances de massage se taillent une place à la CSRS

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(SHERBROOKE) Le massage à l'école est en voie de se tailler une place de plus en plus importante dans les écoles de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke(CSRS). Le programme, utilisé auprès d'élèves de 4 à 12 ans, a de nombreuses retombées positives, témoignent des enseignantes.

Le massage à l'école était l'un des quelque cinquante projets présentés au Rendez-vous pédagogique 2016 de la CSRS, qui permet aux enseignants et aux directions de faire connaître des pratiques pédagogiques qui ont des retombées positives.

« C'est un programme international, qui a vu le jour en l'an 2000 en Angleterre et qui a deux volets. L'un sur le massage, le toucher, et l'autre volet porte sur l'importance du mouvement dans l'apprentissage », indique Paule Desrochers, enseignante à l'école des Enfants-de-la-Terre de Waterville, également instructrice pour le programme de massage à l'école, et bientôt formatrice. Il s'agit d'une initiative qui fait l'objet d'un encadrement serré, souligne-t-elle.

« Ce sont toujours les enfants qui se massent entre eux. Aucun adulte ne va masser un enfant. Ça se passe dans la classe de façon assise à leur bureau, au niveau de la tête, des épaules, du dos, des bras... Les enfants doivent toujours demander la permission avant de faire le massage... » Le respect et la bienveillance sont à la base de cette initiative, souligne Mme Desrochers, qui salue l'ouverture de la CSRS dans la mise en place du programme, présent dans plus de 36 pays.

« Ce qu'on souhaite, c'est de rendre les enfants plus disponibles aux apprentissages. » Les enfants arrivent parfois stressés ou encore peu disposés à apprendre.

Dans 18 écoles

Sur le territoire de la CSRS, 18 écoles ont au moins une enseignante formée pour ce programme; 56 enseignantes au total ont reçu la formation.

Et ça fonctionne, assurent d'autres enseignantes rencontrées à l'école secondaire du Triolet, hôte du rendez-vous pédagogique.

Solambe Lambert, enseignante en maternelle à l'école Beaulieu, souligne que cette activité permet entre autres de développer l'empathie chez les enfants et de développer le respect. « Ça fait un temps très calme, très harmonieux dans la classe... » L'enseignante s'interrogeait pour certains enfants... qui ont finalement bien réagi et qui fonctionnent très bien avec cette façon de faire. « Il y a un effet de groupe, d'être capable de communiquer (...) d'aller vers les autres, qui ne sont pas nécessairement nos amis. »

Enseignante en maternelle à Jardin-des-Lacs à Saint-Denis-de-Brompton, Maryse Bédard estime que cela aide notamment des élèves à entrer délicatement en contact avec les autres enfants, puisqu'ils peuvent parfois être malhabiles. L'activité a été intégrée dans la routine du matin. « C'est la première chose qu'on fait en entrant dans la classe. Il ne faut pas que je l'oublie! » lance-t-elle en racontant que si c'est le cas, les enfants vont réclamer l'activité.

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