Le stationnement payable avec le téléphone dès l'automne

La Ville de Sherbrooke souhaite adopter une application... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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La Ville de Sherbrooke souhaite adopter une application mobile pour le paiement des espaces de stationnement qui permettra également de gérer les permis de stationnement mensuels et de régler plusieurs factures de la Ville.

Archives La Tribune, Jessica Garneau

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Non seulement la Ville de Sherbrooke souhaite adopter une application mobile pour le paiement des espaces de stationnement, mais elle cherche à développer un concept de facture numérique centralisée qui permettra dans un deuxième temps de gérer des permis de stationnement mensuels. Un troisième volet au même projet pourrait permettre de régler plusieurs des factures envoyées par la Ville à un seul et même endroit.

Les deux premiers volets, qui concernent les stationnements et les permis, seront implantés dès cet automne. La réalisation du troisième volet est conditionnelle à la livraison satisfaisante des deux premiers.

« Depuis 2013, le service des technologies de l'information cherche des solutions pour permettre le paiement mobile. La plupart des solutions qui existent fonctionnent en silo et ont leur propre plateforme de paiement, donc l'utilisateur doit créer des comptes séparés », explique Yves Seney, directeur du service des technologies de l'information à la Ville de Sherbrooke.

Un partenariat privé-public-universitaire permettra toutefois de développer une application qui permettra de combiner tous les besoins de la Ville, donc tous les paiements, dans un seul outil. La Ville de Sherbrooke s'allie ainsi les services de B-CITI Solutions, une division de la compagnie Métix, et de l'École de technologie supérieure (ÉTS).

Pour l'application de paiement mobile pour les stationnements, la solution permettra entre autres d'utiliser un numéro ou un code QR pour identifier l'espace de stationnement, ou d'acheter une banque d'heures pour obtenir une plus grande flexibilité. Autrement dit, au lieu de payer pour un temps prédéterminé, il sera possible d'activer la banque de temps à l'arrivée et de l'arrêter au départ. Le coût de chaque transaction à la pièce sera de 0,22 $, mais il sera possible de payer également à l'horodateur.

Cette technologie a déjà été éprouvée à Brossard avec une carte intelligente transactionnelle et interactive. « Nous pourrions ajouter d'autres types de services, comme la communication avec les citoyens. L'idée, ce sera de travailler avec d'autres villes qui ont les mêmes besoins que nous », ajoute M. Seney.

L'ÉTS pourra compter sur des subventions provenant du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada pour l'implication de son équipe de recherche dans le projet. D'autres subventions ne sont pas exclues. Les investissements de la Ville atteignent 15 000 $ pour le paiement mobile du stationnement et 50 000 $ pour la gestion des permis. La solution intégrée pour la facture numérique et le paiement en ligne coûterait 94 500 $. Des frais récurrents s'appliqueraient pour les volets 2 et 3. Ils sont estimés à 473 000 $ pour les huit ans du contrat.

La conseillère Danielle Berthold a remis en question l'usage du code QR. Il a été retenu pour sa rapidité d'utilisation et parce qu'il limite les erreurs. Nicole Bergeron aurait souhaité une implantation plus rapide tandis que Bruno Vachon a vanté les qualités du nouveau système, qui permettra de « prendre des silos et de les faire se parler ».

La Ville discute par ailleurs avec plusieurs partenaires potentiels, dont la Société de transport de Sherbrooke, pour élargir l'utilisation de cet outil.

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