L'ancien chirurgien-dentiste envoyé en évaluation psychiatrique

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) L'avocat de Jean-Pierre Raby, Me Jean-Marc Bernard, a demandé et obtenu qu'on envoie son client en évaluation psychiatrique afin de déterminer son état d'esprit lors des événements de mardi.

Raby, un ancien chirurgien-dentiste, a tenu les policiers en haleine pendant plusieurs heures sur le chemin du Golf, à Drummondville. Il a refusé de coopérer avec les patrouilleurs qui tentaient de l'arrêter pour ne pas avoir respecté ses conditions de libération. Il s'est barricadé à l'intérieur de son domicile et a menacé de se suicider à l'aide d'une arme blanche. Compte tenu de l'instabilité de l'individu et du danger qu'il représentait pour son intégrité, les policiers de la Sûreté du Québec ont requis la présence du Groupe d'intervention tactique.

Après quelques efforts de négociations, les agents ont finalement été en mesure de convaincre le forcené de poser son couteau et de se rendre peu après 18 h. Il a été amené au centre hospitalier Sainte-Croix pour y être soigné.

Raby a comparu, jeudi en matinée, afin de faire face à deux accusations de bris de condition en lien avec les événements de mardi, au cours desquels il s'était barricadé dans son domicile et avait refusé de coopérer avec les policiers.

Selon ce qu'il a été permis d'apprendre, l'ex-dentiste aurait tenté de communiquer avec son ex-conjointe alors qu'une des conditions de sa libération stipulait qu'il ne pouvait le faire. Il a également été accusé de bris de probation pour avoir eu en sa possession une arme offensive. Dans ce cas-ci, il s'agissait d'un couteau, qu'il menaçait d'utiliser contre lui.

Le dentiste, qui a cessé de pratiquer en décembre 2013, possède un dossier criminel bien garni. Depuis 2012, il a été reconnu coupable d'au moins 14 chefs d'accusation, dont près d'une dizaine de bris de probation. Il a notamment été condamné à des amendes et quelques séjours derrière les barreaux dans des dossiers de violence conjugale.

Les parties reviendront devant le tribunal le 6 mai pour la suite des procédures.

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