Après avoir échappé à la noyade, Marylie gardera des séquelles

La petite Marylie conservera des séquelles de son... (Photo tirée de Facebook)

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La petite Marylie conservera des séquelles de son accident.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) Bien qu'il soit encore tôt pour en connaître l'étendue, les médecins qui s'occupent de la petite Marylie ont confirmé qu'elle ne sera plus jamais la même. Son cerveau aurait subi des dommages irréversibles pendant les longues minutes passées la tête dans l'eau et au cours de sa récupération.

« Elle a des lésions un peu partout au cerveau et le tronc cérébral aussi a été atteint », pouvait-on lire sur la page Facebook destinée à la petite.

« Elle va en avoir (des séquelles) c'est sûr, mais on ne sait pas encore de quelle nature. C'est avec le temps qu'on va savoir », exprime avec déception la mère de la gamine de deux ans, Julie Demers.

Marylie a été extubée la semaine dernière et reprend graduellement ses esprits. Elle a de plus en plus de moments d'éveil et semble être en mesure de reconnaître certains de ses proches. Son regard est de moins en moins absent, au grand plaisir de sa mère qui veille à son chevet du CHUS quotidiennement.

« Ma fille, je vais toujours l'aimer, c'est ma vie, mon amour. Elle ne sera plus jamais comme avant, c'est un deuil à faire, mais je sais que je vais l'aimer autant. Je dois réapprendre à connaître ma fille, même avec son handicap. Je vais toujours m'occuper d'elle », ajoute-t-elle, le coeur gros.

On s'attend à ce que la petite fille quitte les soins intensifs de l'hôpital sherbrookois prochainement afin d'être envoyée au Centre de réhabilitation Marie-Enfant de Montréal, un centre rattaché à l'hôpital Sainte-Justine. À cet endroit, on tentera d'amener Marylie à retrouver un maximum de ses acquis.

Un caisson hyperbare

La générosité de la population a déjà permis d'amasser un peu plus de 1000 $ pour la petite Marylie et sa famille. Si cette somme devait à l'origine payer les dépenses encourues pour se rendre au chevet de la petite victime, la maman a plutôt choisi de réserver cette somme pour l'acquisition d'un caisson hyperbare, lequel permettrait d'améliorer de façon importante sa récupération. Cette pièce d'équipement est évaluée à 25 000 $.

Rappelons que la petite Marylie a été plongée dans un coma artificiel le 1er avril après qu'elle soit tombée dans un fossé rempli d'eau dans le secteur de la rue Sigouin, à Drummondville.

Elle a faussé compagnie à un groupe d'amis et de membres de la famille alors qu'on s'amusait à faire voler des cerfs-volants. Ses parents l'ont perdue de vue quelques minutes à peine, suffisamment longtemps pour qu'elle tombe à l'eau.

C'est sa tante Patricia qui l'a retrouvée et qui a entrepris les manoeuvres de réanimation cardio-respiratoire. Au moment de monter dans l'ambulance, elle avait recommencé à respirer, mais n'était visiblement pas au bout de ses peines. Elle a d'abord été amenée à l'hôpital Sainte-Croix de Drummondville, puis transférée au CHUS, vu son état de santé précaire.

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