Delta offre la crédibilité tant attendue à la CSeries

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Avec sa commande de 125 appareils, le géant Delta a donné la crédibilité tant attendue à la gamme d'avions défrayant la manchette depuis des années, selon le professeur Mario Lavallée, spécialiste des finances à l'Université de Sherbrooke.

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(SHERBROOKE) L'avionneur Bombardier a reçu la tape dans le dos qu'il avait besoin pour véritablement lancer sa famille d'avions CSeries.

Avec sa commande de 125 appareils, le géant Delta a donné la crédibilité tant attendue à la gamme d'avions défrayant la manchette depuis des années, selon le professeur Mario Lavallée, spécialiste des finances à l'Université de Sherbrooke.

« C'est majeur comme annonce, affirme-t-il. La commande de Delta assure la pérennité du projet de Bombardier. »

« La survie de la CSeries semble assurée avec la vente de ces avions. »

On était tout sourire chez Bombardier jeudi matin. La compagnie québécoise a décroché la commande tant attendue du transporteur aérien américain Delta. La multinationale d'Atlanta a confirmé l'achat ferme de 75 appareils CS100 et de 50 autres en option. La commande est d'une valeur estimée à 5,6 milliards $ US.

M. Lavallée, qui s'intéresse au marché boursier, fait remarquer que la commande ne signifie pas que la CSeries de Bombardier sera à coup sûr rentable. « Je reste surpris de la réaction du marché. Il ne réagit pas beaucoup. L'action ne monte pas tant que ça », souligne-t-il.

« C'est une nouvelle dont on s'attend depuis longtemps. L'effet de surprise est peut-être passé. Mais cette annonce ne règle pas la question de la rentabilité de la CSeries. On ne sait pas encore quand Bombardier fera des profits avec ces avions. C'est peut-être pour cela aussi que le marché reste prudent. »

Rappelons que pour le programme de la CSeries, marqué par des retards et dépassements de coûts. Bombardier avait comme objectif de décrocher au moins 300 commandes fermes avant les premières livraisons, prévues en juin.

La commande de Delta survient quelques semaines après l'annonce d'un investissement de 1 milliard $ US du gouvernement du Québec dans le projet, décision qui avait soulevé plusieurs questions.

L'investissement n'a pas nui, mais l'achat de Delta assure l'avenir de la CSeries, analyse M. Lavallée. « Il y a eu aussi l'investissement de la Caisse de dépôt dans la division des trains de Bombardier », souligne-t-il.

« À moins d'un écueil important, la survie est assurée. »

Le fédéral se fait tirer l'oreille pour investir à son tour. Selon Mario Lavallée, Bombardier se trouve dans une autre position pour négocier depuis jeudi matin. « Les conditions ont changé avec l'arrivée de Delta. Bombardier pourrait vouloir encore de l'aide d'Ottawa, mais à ses conditions. »

« Il pourrait ne plus vouloir de cette aide aussi... »

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