Une superclinique ou un GMF pour la clinique Plateau Marquette?

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Le Dr Dominic Bachand explique que la clinique médicale Plateau Marquette est à l'étroit dans ses bureaux de la rue Galt Ouest et devra déménager, qu'elle obtienne le statut de superclinique ou pas.

Spectre Média, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Le déménagement de la clinique médicale Plateau Marquette (CMPM) sur le site de l'ancien centre de distribution de BRP, à l'intersection de l'autoroute 410 et de la rue King Ouest, n'est pas conditionnel à la création d'une superclinique. Le regroupement de plusieurs services de santé au même endroit pourrait toutefois créer le contexte idéal pour convaincre le ministère de la Santé qu'il s'agit du bon endroit pour ladite superclinique.

Le directeur de la CMPM, le Dr Dominic Bachand, explique que l'objectif principal est de déménager le groupe de médecine familial (GMF), trop à l'étroit dans les bureaux de la rue Galt Ouest. «Pour accueillir de nouveaux médecins, il nous faut de l'espace. Ce que nous voulons créer, c'est un contexte qui serait favorable à une superclinique, mais ce n'est pas automatique. Nous essayons de centraliser plusieurs acteurs de la santé pour former un complexe médical qui sera facile d'accès tant de l'extérieur, en raison de la proximité des autoroutes, que de l'intérieur du bâtiment pour les personnes à mobilité réduite.»

La clinique Plateau Marquette compte présentement 19 omnipraticiens et quelques spécialistes. Une fois les plans du nouveau bâtiment approuvés, l'espace disponible dictera le nombre de médecins supplémentaires à embaucher, probablement entre cinq et huit.

«L'avantage pour la population que ça devienne une superclinique, c'est que nous pourrions desservir la clientèle non-inscrite. Si nous demeurons un GMF, nous continuerons d'offrir des services à la clientèle inscrite seulement. En quelque sorte, il s'agirait donc d'ajouter une urgence à notre clinique pour la clientèle non inscrite.»

«La première contrainte, c'est de trouver des médecins qui voudront supporter ces services-là, qui auront un intérêt pour la médecine d'urgence en cabinet.»


M. Bachand rapporte qu'il doit encore prendre connaissance des conditions et des contraintes pour qu'une superclinique soit reconnue comme telle. Rien pour freiner les ambitions d'ouvrir la superclinique. 

«Ça nous prendra des médecins. La première contrainte, c'est de trouver des médecins qui voudront supporter ces services-là, qui auront un intérêt pour la médecine d'urgence en cabinet. Ce ne sont pas nos médecins actuels qui peuvent supporter ça à eux seuls. Mais pour le moment, si je veux recruter, je ne peux pas parce que je n'ai pas de place pour asseoir les nouveaux médecins. Ce sera plus attirant d'avoir un environnement où plusieurs services seront réunis.»

Juillet 2017

La CMPM vise à accueillir ses patients dans ses nouvelles installations en juillet 2017, notamment en raison de contraintes contractuelles. Toutefois, le projet immobilier sur le site de l'ancien centre de distribution de BRP nécessite un changement de zonage qui, s'il est accepté, ne sera pas en vigueur avant l'automne 2016. «Nous avons soumis nos inquiétudes au Groupe Immex (le promoteur) et eux pensent que c'est encore envisageable d'y arriver pour juillet 2017. Nous avons plusieurs engagements que nous devons respecter et ils feront ce qu'il faut pour respecter les contraintes.»

Le site visé est idéal, selon Dominic Bachand, pour l'accessibilité et en raison des besoins en stationnement. «Nous avons regardé ailleurs, mais il n'y a pas des masses de terrains qui pourraient être utilisés pour ça. Nous ne pourrions pas nous retrouver dans la cour du CHUS. Il faut s'éloigner vers l'ouest, entre le centre-ville et Rock Forest, mais plus on entre dans la ville, plus c'est compliqué pour l'accessibilité.»

Le bâtiment à construire compterait au moins trois étages, peut-être quatre, et la clinique médicale Plateau Marquette serait dans un des étages supérieurs. «Plus elle est haute, plus c'est facile de gérer les fenêtres et la luminosité, notamment pour des raisons de confidentialité.» Le plan actuel prévoit des possibilités d'agrandissement.

Pour le moment, le Dr Bachand n'a pas entendu parler d'un autre groupe qui souhaiterait développer une superclinique à Sherbrooke et qui pourrait lui faire compétition. «Les cliniques essaient d'améliorer les services aux patients. Personne n'a intérêt à mettre des bâtons dans les roues des autres. On travaille plutôt ensemble pour trouver des solutions de concertation. Nous travaillons tous pour qu'il y ait moins de gens malades demain par rapport à hier.»

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