Superclinique : le dossier sera à l'étude en mai

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Le projet de superclinique projeté sur le site de l'ancien centre de distribution de BRP, à l'intersection de l'autoroute 410 et de la rue King Ouest, sera étudié au comité consultatif d'urbanisme le 18 mai.

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(SHERBROOKE) Le dossier de la superclinique, qui pourrait voir le jour à l'intersection de l'autoroute 410 et de la rue King Ouest sur l'ancien site de distribution de BRP, sera étudié par le comité consultatif d'urbanisme (CCU) de la Ville de Sherbrooke lors de sa réunion du 18 mai. S'il reçoit un avis positif, il sera par la suite présenté au conseil municipal et suivra son cours jusqu'à la possible adoption d'un changement de zonage à l'automne.

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a annoncé en début de semaine son intention de voir 50 supercliniques au Québec d'ici 2018. Les supercliniques doivent être ouvertes 12 heures par jour, tous les jours, entre 7 h et 22 h. Elles doivent rendre possible la prise de rendez-vous chaque jour, jusqu'à trois heures avant la fermeture, et offrir un minimum de 20 000 consultations par année.

Le projet sherbrookois, sur des terrains appartenant au Groupe Immex, avait été déposé à la Ville en février. Sherbrooke Innopole avait alors exprimé le souhait de conserver la vocation industrielle du site visé. Immex proposait en contrepartie de ne pas toucher au bâtiment actuel, mais de construire un nouvel immeuble sur le même site pour héberger le volet santé, en bordure de la rue King Ouest.

La présidente du comité consultatif d'urbanisme, Nicole Bergeron, rapporte que la Ville n'a eu aucune discussion avec le ministère de la Santé. « Une fois que le dossier aura été analysé au CCU et qu'il y aura eu recommandation, il sera présenté au conseil municipal. Si la réponse est positive, ce sont sûrement les promoteurs qui reviendront auprès du ministère pour faire reconnaître la superclinique. Nous n'avons aucune tractation avec le ministère. »

Mme Bergeron précise néanmoins que la Ville doit statuer en matière d'urbanisme. Si un projet similaire était présenté sur un autre site, ce qui n'est pas le cas pour le moment, la Ville l'étudierait de la même façon et demanderait l'avis de Commerce Sherbrooke.

Nicole Bergeron se dit par ailleurs satisfaite du cheminement du dossier qui fait la manchette depuis janvier. « C'est un projet important, structurant. Il est normal que nos services fassent des recommandations au promoteur. La période de gestation et de négociation est longue et le promoteur fait des ajustements jusqu'à ce que la Ville soit satisfaite du résultat. Dans un cas comme celui-là, il y a toujours des versions un, deux, trois et quatre des projets. J'ai tendance à dire : quand c'est urgent, prenez tout votre temps parce que nous n'avons pas le droit de nous tromper. Les gros projets aboutissent toujours plus lentement parce qu'il faut prendre le temps de se documenter, de travailler en amont pour bien faire les choses et être en mesure de prendre une décision éclairée. »

La directrice générale de Sherbrooke Innopole, Josée Fortin, semble satisfaite de la nouvelle mouture du projet immobilier présenté par le Groupe Immex. « Je crois qu'il y a moyen de faire un mariage entre les deux usages, mais nous voulions préserver l'espace pour le transbordement par exemple, pour ne pas nuire aux activités de l'entreprise qui sera dans le bâtiment. » Les ajustements nécessaires auraient été apportés.

« On ne peut pas être défavorables. Nos collègues de Commerce Sherbrooke sont favorables. C'est eux qui ont le mandat de se prononcer du côté commercial. On ne toucherait donc pas au bâtiment actuel. Selon les plans que nous avons vus, ce serait le long de la rue King et nous ne perdrons pas nos acquis », ajoute Mme Fortin.

Josée Fortin rappelle l'importance de l'ancien centre de distribution de BRP dans l'offre de locaux industriels. « Des entrepreneurs veulent louer des espaces, et non se bâtir. Pour nous c'est un beau joyau industriel. Il n'y en a pas des tonnes à Sherbrooke. Nous avons amené des entreprises sérieuses qui étaient intéressées à le visiter, mais la conclusion, ce n'est pas nous qui la donnons. »

Le président d'Immex, Jean-François Morin, s'est contenté de dire que le dossier suit son cours normal. La construction pourrait techniquement commencer dès l'approbation obtenue de la Ville et du ministère puisque le terrain ne nécessite pas de décontamination. Avec Luc Larochelle

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