L'UdeS veut suivre à la trace ses émissions de GES

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L'établissement souhaite devenir carboneutre au chapitre de ses bâtiments, c'est-à-dire ne plus émettre de GES. Cela exclut les GES émis par les véhicules qui se rendent sur les campus, par exemple. «On parle des GES qui viennent des bâtiments, qui est la principale source des émissions à l'Université, ce qu'on contrôle», explique le vice-recteur au développement durable, Alain Webster, également vice-recteur aux relations gouvernementales et au campus de Longueuil.

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(SHERBROOKE) Le budget adopté lundi par l'Université de Sherbrooke compte un volet carbone qui vient quantifier «les cibles de réduction des émissions de GES» à même le document budgétaire 2016-2017.

L'établissement souhaite devenir carboneutre au chapitre de ses bâtiments, c'est-à-dire ne plus émettre de gaz à effet de serre (GES). Cela exclut toutefois les GES émis par les véhicules qui se rendent sur les campus, par exemple. «On parle des GES qui viennent des bâtiments, qui est la principale source des émissions à l'Université, ce qu'on contrôle», explique le vice-recteur au développement durable, Alain Webster, également vice-recteur aux relations gouvernementales et au campus de Longueuil.

Afin d'atteindre son objectif de neutralité en carbone, l'UdeS vise d'abord à diminuer de 50 % ses émissions de GES d'ici 2020-2021 par rapport à 1990-1991, l'année de référence à l'échelle internationale. L'UdeS a diminué d'environ 20 % ses émissions de GES par rapport à 1990.

«Ce qu'on a présenté dans le budget carbone, c'est de faire adopter par le conseil d'administration les quantités de GES qui seront autorisées à être émises chaque année, sur une base complètement volontaire (...) mais c'est à peu près la même structure mise en place pour les grands émetteurs industriels qui fonctionnent dans un système de permis d'émission échangeable.»

«C'est la première fois qu'on demande à notre conseil d'administration (...) de se prononcer sur l'objectif en matière de GES sur une base annuelle, de déterminer le plafond de GES autorisé.»

«Pour se mettre des contraintes, pour ne pas que ça donne l'impression que ce sont uniquement des voeux pieux, on s'est aussi dit que si on ne respectait pas les cibles, on va s'imposer une compensation en matière de GES, qui va nous obliger par exemple à planter des arbres pour capter le CO2», explique M. Webster. L'UdeS se dote d'un mécanisme de suivi des émissions.

Le comité de direction de l'UdeS adoptera ce printemps une stratégie énergétique. Celle-ci inclut notamment le «retrait complet de l'utilisation du pétrole dans la gestion énergétique des bâtiments».

«Dans ce scénario-là, c'est relativement faible la quantité que l'on utilise, c'est moins de 1 % présentement de l'ensemble de l'énergie qui provient des sources pétrolières. On va continuer à se servir du gaz naturel comme source de transition. Rendu en 2020, on pense qu'on n'aura plus du tout de pétrole...»

Les émissions de l'UdeS sont d'environ 7232 tonnes d'équivalents en dioxyde de carbone. «On veut qu'en 2020, ces émissions-là ne soient plus que d'environ 4478 tonnes», précise M. Webster.

Outre les cibles fixées pour les GES de ses bâtiments, l'UdeS planche également sur la promotion du transport en commun et du transport actif, de même que sur d'autres stratégies, rappelle M. Webster.

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